Le fait de beaucoup fumer a une incidence sur les gênes d'une personne, même longtemps après l'arrêt du
tabac. C'est ce que révèle un article publié par la très sérieuse revue scientifique
Nature.Selon les auteurs de ces travaux, chercheurs au Centre de Recherche en Cancérologie de Vancouver, au Canada, leur découverte pourrait expliquer le fait que la hausse du risque de cancer des
poumons soit persistance chez les anciens
fumeurs, et ce pour une longue période.
Quand un
fumeur stoppe la
cigarette, son corps se met peu à peu à éliminer les dommages du
tabac. Cependant, les auteurs de l'étude expliquent que, contrairement aux idées reçues, la "guérison" du corps n'est jamais totale. Par exemple, la santé cardiaque d'un
fumeur revient rapidement à la normale, mais le risque de contracter un cancer du
poumon ou de souffrir d'un emphysème, reste élevé pendant des décennies.
L'étude a consisté à suivre la santé de huit
fumeurs et douze ex-fumeurs, qui avaient arrêté la
cigarette depuis 1 à 32 ans. Selon leurs observations, l'expression de 124 gènes ne retournerait pas à la normale après plusieurs dizaines d'années. Or, les protéines produites par plusieurs de ces gènes seraient associées au cancer du
poumon.
Cependant, le Dr. Raj Chari, qui a dirigé l'étude, rappelle que "en arrêtant de fumer, on diminue son risque de maladie". L'arrêt du
tabac reste donc très fortement conseillé.
En France, 14,9 millions de personnes fument, et 100 milliards de
cigarettes sont fumées chaque année.