Le Gardasil, commercialisé en France depuis novembre dernier, protège contre les papillomavirus de types 6, 11,16 et 18, responsables de la plupart des
cancers utérins, mais aussi "contre d'autres maladies génitales", indique le laboratoire Sanofi-Pasteur-MSD, qui le fabrique. Selon des tests scientifiques, son efficacité serait de 100% sur les papillomavirus concernés.
Le prix commercial conseillé du Gardasil, disponible sur prescription médicale, est de 135,59 euros par dose de vaccin, soit 406,77 euros pour tout le protocole de vaccination, qui comprend trois injections. Le remboursement à 65% par l'Assurance maladie porte son coût à 142,30 euros. Certains assureurs, comme Axa, avaient déjà fait la démarche de rembourser ce vaccin en partie, dès sa sortie.
Le
cancer du
col de l'utérus est la seconde cause de décès par
cancer, après le
cancer du sein, chez les femmes jeunes. En France, 3.400 nouveaux cas de
cancer du
col de l'utérus et 1.000 décès sont rapportés chaque année. D'après les différentes recherches effectuées sur ce vaccin, une vaccination de toutes les jeunes filles, avant leur premier rapport sexuel, permettrait de réduire considérablement le nombre de
cancers du
col de l'utérus et de maladies associées. D'après le Dr. Joseph Monsonego, gynécologue et directeur médical de l'Institut Alfred Fournier, à Paris, "la décision de rembourser Gardasil chez les jeunes filles et jeunes femmes confirme la nécessité de vacciner tôt".
Le laboratoire Sanofi Pasteur MSD, dans un communiqué, précise que "Gardasil ne protège pas contre tous les types de papillomavirus humains cancérigènes, ou contre des infections déjà existantes. La vaccination ne remplace donc pas le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du
col de l'utérus par le frottis cervico-utérin". Le préservatif reste l'outil majeur de prévention des infections sexuellement transmissibles.
Le laboratoire a mis en ligne le site
http://www.passezlinfo.fr/, qui donne des informations sur le
cancer du
col de l'utérus et sa prévention. Selon Eric Lecocq, directeur général de Sanofi Pasteur MSD France, "c'est le début d'une nouvelle ère dans la prévention du
cancer du
col de l'utérus que nous entamons aux côtés des autorités et des professionnels de santé et de tous ceux qui sont concernés par la santé des adolescentes et des jeunes filles".