Les panaris sont des infections qui concernent uniquement nos extrémités (doigts ou orteils). Si vous intervenez à temps, nul besoin d'un médecin, si l'infection est profonde, alors vous n'échapperez pas au traitement de choc.
Comment développe-t-on un panaris ? À l'origine du panaris, il y a toujours une blessure : une piqûre, un écrasement du doigt, une coupure, une plaie ou une écharde...
C'est l'infection bactérienne, souvent à base de staphylocoque doré, qui en résulte qui provoque une formation de pus avec apparition de
douleurs. Dès que le doigt ou l'orteil devient rouge, enfle et présente une
douleur persistante, il y a sans doute un panaris.
Il y a deux types de panaris, qu'il est important de savoir distinguer ; le panaris superficiel, qui se localise vers la pulpe des doigts ou le pourtour de l'ongle. Ce panaris peut se traiter localement et disparaître assez rapidement sans séquelles. Le panaris profond correspond à une infection des tendons fléchisseurs qui permettent aux doigts ou orteils de se plier. Il est souvent consécutif à la complication d'un panaris superficiel.
Comment soigner un panaris ? Si le panaris débute et paraît superficiel, il faut le faire "mûrir" par des bains d'eau tiède, additionnée de gros sel ou d'eau de Javel. Dès que la plaie est plus molle, percer la peau avec une aiguille désinfectée au préalable afin de faire sortir le pus. Quand la plaie paraît propre, appliquez des compresses d'alcool à 60°. Conservez-les plusieurs heures et renouvelez fréquemment jusqu'à ce que le doigt reprenne son aspect normal.
Notre conseilSi vous êtes en présence d'un panaris profond, avec raideur du doigt et apparition de fièvre, consultez rapidement un médecin. Le traitement peut nécessiter un curetage sous anesthésie locale, une prescription d'antibiotiques et parfois même un rappel de vaccination antitétanique.