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Tout savoir sur l'hépatite C

Article par , le 16/11/2009 à 15h03 , modifié le 16/11/2009 à 15h55 0 commentaire

Mal connue, l'hépatite C est une maladie qui peur. Faisons le point sur cette maladie, ses symptômes et les traitements de l'hépatite C.

Le foie est un organe aux fonctions multiples : outre la transformation des aliments, il fabrique des éléments actifs dans la bonne coagulation du sang, il stocke de l'énergie sous forme de sucre, il rend inoffensif certains poisons comme l'alcool ou les médicaments et il permet enfin à d'autres organes comme les reins, le cerveau... de bien fonctionner. Lorsque l'hépatite C frappe notre foie, voici les symptômes, les risques et les traitements existants.

Les symptômes

La période d'incubation du virus de l'hépatite C est lente et celle-ci peut rester silencieuse. Au bout de 2 ou 3 mois après l'infection par le virus, la personne victime de l'hépatite C peut se trouver dans un état de grande fatigue, noter des problèmes digestifs, éprouver des douleurs au foie ou des démangeaisons dans cette zone et déclencher une jaunisse. Il est bon de savoir que l'intensité des symptômes ne laisse aucunement présager de l'intensité de l'hépatite. Si l'hépatite C perdure 6 mois après l'infection du virus, celle-ci est définie comme chronique.


Le diagnostic

Le diagnostic du médecin se passe tout d'abord au cours d'un palper du foie. Si celui-ci montre des signes d'hépatite, le médecin oriente son patient dans un second temps vers des analyses qui permettent de déterminer si l'hépatite est de virale ou non. Une prise de sang révélera si le taux de transaminases et de bilirubine sont préoccupants (le taux élevé n'est pas proportionnel à l'intensité de l'hépatite) mais il recherchera également les traces d'anticorps anti-VHC, spécifiques à l'hépatite C. Une biopsie, à savoir l'analyse des tissus sur un prélèvement hépatique, peut déterminer l'activité de l'hépatite C, l'état du foie et aidera à orienter le médecin vers le bon traitement.


Les traitements

Le traitement de l'hépatite C consiste en l'arrêt immédiat de certains médicaments et de tout alcool. Beaucoup de repos est nécessaire pour surmonter l'état de fatigue intense. Si l'hépatite C est chronique et dans un état d'avancement jugé par le médecin, des interférons combinés à de la ribavirine (un antiviral) sont prescrits. C'est ce qu'on appelle une bithérapie. Ce traitement comporte l'inconvénient de déclencher des symptômes ressemblant à ceux de la grippe : fièvre, courbature, mots de tête le lendemain de l'injection et des douleurs, des troubles du goût, une perte partielle des cheveux, une sécheresse cutanée... Néanmoins, après l'arrêt du traitement, ces effets secondaires cessent dans la majorité des cas. Côté prévention, il faut savoir qu'il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C.
Les risques encourus par les porteurs du virus de l'hépatite C dépendent de la durée d'évolution du virus avant que celui-ci n'ait pu être dépisté. Comme l'hépatite C peut être une maladie silencieuse, beaucoup de malades sérieux attendent plusieurs années avant de consulter. Les risques d'une hépatite C non soignée sont la cirrhose et le cancer.


Les modes de contamination

La contamination du virus de l'hépatite C se fait par voie sanguine. Dire que la contamination se fait par voie sexuelle est faux : au cours d'un rapport sexuel, le virus de l'hépatite C peut être transmis mais il faut pour cela que les deux personnes aient des lésions qui font que leur sang entre en contact l'un avec l'autre. Les règles d'une femme peuvent bien sûr contenir le virus et toute personne porteuse du virus doit bien sûr protéger son ou ses partenaire(s) sexuels à l'aide d'un préservatif. Si une femme enceinte est porteuse du virus de l'hépatite C, le bébé encourt un risque de contamination lors de l'accouchement.

Notre conseil
L'entourage des personnes atteintes par le virus de l'hépatite C doit prendre des précautions afin d'éviter tout échange de sang, même de quelques gouttes : évitez d'emprunter la brosse à dents, le rasoir, le matériel d'épilation, les coupe-ongles,... des malades. Et, bien sûr, les seringues ! Pour toute personne exposée au virus et présentant un risque de contamination, il est important de se faire dépister de façon précoce.

 
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