Une triple dépendance à oublier
Vous avez arrêté, félicitations ! Mais c'est maintenant que les difficultés commencent. Vous n'avez pas une mais trois dépendances à vaincre : physique, psychique et comportementale.
La dépendance physique est la principale cause de problèmes. Elle apparaît plus ou moins rapidement et pas chez tous les fumeurs. Cette dépendance est due à la nicotine présente dans le tabac, qui arrive au cerveau en 7 à 10 secondes sous forme de "shoots", en procurant une sensation agréable. Parallèlement, la nicotine agit en augmentant les dépenses caloriques et en réduisant l'appétit. Le sevrage entraîne alors le risque, souvent redouté, de prise de poids. Les rechutes au cours des traitements de sevrage sont essentiellement liées au manque de nicotine. La prise régulière de nicotine sous forme de gommes, patchs ou inhalateur permet un sevrage progressif et réduit les effets du manque chez les fumeurs, sans pour autant entretenir la dépendance.
La dépendance psychique est liée en fait aux différents plaisirs de fumer : sensation de détente, de satisfaction, de stimulation intellectuelle... La cigarette va également être appréciée pour ses effets tranquillisants et antidépresseurs. Cette dépendance se traduit alors par le besoin de garder ou de retrouver ces sensations.
Enfin, la dépendance comportementale, l'une des plus fortes. Certains lieux, personnes ou circonstances donnent envie de fumer. La dépendance comportementale s'illustre alors par une sorte de réflexe conditionné. On allume sa cigarette par automatisme et non par besoin : boire un café, travailler sur son ordinateur... Deux mécanismes sont responsables. Le premier est un renforcement positif : lorsqu'on fume, on éprouve du plaisir qui renforce l'envie de prendre une cigarette. Lorsqu'on s'arrête quelque temps, on éprouve un manque qui va renforcer de manière négative cette envie. On finit par être conditionné à fumer de manière régulière. Cette dépendance apparaît dès qu'on consomme plus de 5 cigarettes par jour.
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