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Notre voisinage joue sur notre santé

Article par , le 18/03/2009 à 10h30 , modifié le 18/03/2009 à 11h36 0 commentaire

C'est la conclusion d'une récente étude française : vivre dans certains quartiers difficiles influencerait notre état de santé en mal, contrairement aux habitants de quartiers prospères.

Un voisin chômeur serait-il plus dangereux pour la santé qu'un voisin aisé ? C'est ce que à quoi ont conclu de récentes analyses françaises. Cette étude, menée par l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), a été publiée le 17 mars dernier dans la revue Questions d'économie de la santé. Des résultats sérieux, donc.

Situation générale

Par conséquent, faut-il se méfier de son voisinage ? Il paraîtrait que ce dernier influence notre état de santé. Explications : les habitants de quartiers où résident de nombreux chômeurs ou des personnes elles-mêmes en mauvaise santé se plaindraient plus de leur propre santé. Ces habitants se déclarent moins en forme que ceux qui vivent dans un meilleur environnement...

Concernant les résidents de zones à fort taux de chômage, les chercheurs français ont remarqué que la proportion de personnes qui se déclarent en mauvaise santé est plus élevée (32 %) que dans les quartiers avec les taux de chômage les plus faibles (22 %).

Mais si l'on se posait la question autrement : et si les personnes au chômage étaient en mauvaise santé pour de simples raisons financières ou psychologiques ? Lorsqu'on est au chômage, le moral en prend un coup, et on se sent plus vulnérable. Certains types de soins onéreux peuvent aussi décourager des habitants à faible revenu de bien se soigner...

Des résultats confirmés

Autre observation des analystes : les habitants des quartiers neufs et où réside une forte proportion de jeunes en-dessous de 25 ans seraient en meilleure santé que les habitants de quartiers anciens et à forte proportion de personnes plus âgées. Mais peut-être aussi que les jeunes sont tout simplement en meilleure forme que les ménages âgés, et qu'ils nécessitent moins de soins !

En 2007, une autre étude démontrait que vivre dans un quartier en difficulté économique et sociale accentuait la probabilité de se dire en mauvaise santé. Il en est de même aujourd'hui, avec les zones urbaines sensibles (ZUS) : la probabilité des résidents de ces quartiers de se déclarer en mauvaise santé dépasse de 2,2 points celle des personnes qui vivent ailleurs.

 

Et vous, que pensez-vous de vos voisins ? 

 
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