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Maladie d'Alzheimer, un point sur les avancées de la science

Article par Aurore DUBOIS-SEAC'H , le 18/12/2008 à 15h47 , modifié le 18/12/2008 à 18h49 0 commentaire

La maladie d'Alzheimer est certainement l'une des maladies dégénératives cérébrales qui effraie le plus les Français. Si pour l'instant aucun traitement radical n'a été trouvé, la science avance et permet d'espérer des solutions dans les années à venir. La spécialiste Monique Le Poncin répond à nos questions.

L'Alzheimer, une maladie qui fait peur
A l'heure où la population française a une espérance de vie de plus en plus longue, à l'heure où l'on repousse les signes de l'âge par les nouvelles technologies médicales, la maladie d'Alzheimer apparaît comme un obstacle redoutable au bien-être de chacun. Vue comme une maladie faisant perdre à l'homme son identité, elle effraie la plupart de la population. Cette maladie neurodégénérative qui attaque la chimie du cerveau est souvent difficile à vivre pour l'entourage du malade qui voit peu à peu décliner un être cher, incapable à jamais de reconnaître les personnes aimées.
 
Le diagnostic, à quel âge ?
Mais la recherche médicale permet d'espérer. Les chercheurs sont ainsi d'accord aujourd'hui pour affirmer que la maladie peut être dépistée précocement, dès l'âge de 50 ans. Ainsi, Monique Le Poncin, docteur ès Sciences en collaboration avec les professeurs Gerald Rancurel et Christian Desrouesné ont établi dès 1984 qu'il fallait tenter de dépister la maladie bien avant 70 ans. Une autre entité de recherche, celle dont fait partie le professeur Jean-Marc Orgogozzo, chercheur à l'INSERM, en est arrivée à la même conclusion. Ainsi, dix à douze ans avant que la maladie ne se déclare, des troubles subtils de la mémoire et de la concentration peuvent être observés.
 
Les spécialistes de la maladie d'Alzheimer s'accordent donc désormais pour dire que le diagnostic de la maladie se doit d'être plus précoce, car le processus dégénératif du cerveau s'enclenche bien plus tôt que ce que l'on pouvait penser, bien avant les troubles les plus lourds ou les plus visibles. La bonne nouvelle, c'est que dépistée plus tôt, la maladie pourra être mieux traitée et les médecins pourront faire reculer les symptômes les plus lourds.
 
Le travail des chercheurs va donc consister en un premier temps à trouver un test fiable qui permette de détecter la maladie au plus tôt. En effet, il n'existe pas aujourd'hui de tel test quel que soit le stade de la maladie. Les tests et IRM sont capables de déceler une maladie dégénérative cérébrale, mais pas l'Alzheimer en particulier.
 
L'intérêt de l'activation cérébrale
Interrogée sur le sujet, le docteur Monique Le Poncin nous a donnés son avis. Selon elle, une prise en charge précoce de la maladie passe par une activation cérébrale qui permet à la personne de mieux faire face à la perte d'autonomie. L'activation cérébrale, dynamisation et optimisation des aptitudes cérébrales, nécessite un coaching à domicile ce qui demande la formation d'un des aidants. Cette technique peut d'ailleurs être apprise au centre Monique Le Poncin. Ainsi, la solution médicamenteuse reste essentielle pour contrer la maladie, celle-ci s'attaquant au système neurochimique du cerveau. Il faut néanmoins toujours prévoir un suivi psychologique en plus du coaching d'activation cérébrale afin de limiter la perte d'autonomie.
 
Un médicament espoir ?
D'autres avancées médicamenteuses permettent également d'espérer. Si pour l'instant, les médicaments utilisés n'ont abouti qu'à des améliorations temporaires de la mémoire, un nouveau traitement est actuellement en cours de test aux Etats-Unis. Ainsi, le groupe Medivation y développe un nouveau médicament, le dimebon. Déjà à un stade avancé des tests, le laboratoire Pfizer a passé un accord avec le groupe et a fait savoir qu'il s'apprêtait à faire tester le médicament en France. Un nouvel espoir donc dans la lutte contre la maladie.

Retrouvez plus d'informations sur l'activation cérébrale sur le site www.gymcerveau.com ou en contactant le Centre Monique Le Poncin au 01 42 44 12 30.

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