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Les nouvelles méthodes de contraception : l'implant

Article par Katia BLETRY , le 31/08/2009 à 14h00 , modifié le 07/09/2009 à 17h01 0 commentaire

Fini désormais les oublis de la pilule grâce à l'implant sous cutané qui diffuse pendant 3 ans une hormone progestative. Mais est-ce que ce moyen de contraception est vraiment fait pour vous ? Pour le découvrir, voici quelques éclaircissements.

Vendu depuis 2001 dans l'hexagone, l'implant contraceptif se présente sous la forme d'un bâtonnet en plastique de 4 cm de long et de 2 mm de diamètre. Pendant 3 ans, il délivre en continu à faible dose un progestatif, l'étonogestrel, qui agit sur les organes génitaux. « L'implant va paralyser les trompes et l'utérus et de cette manière, il n'y aura pas de grossesse » indique le docteur Jonathan Ouahba, gynécologue-obstétricien à Paris, www.lagynecologie.fr.

La pose de l'implant s'effectue, sous anesthésie locale, par un médecin qui l'insère sous la peau à l'intérieur du bras, à l'aide d'un applicateur. Au bout de 3 ans, vous devrez le faire retirer et le remplacer. Le praticien, toujours sous anesthésie locale, effectuera  une petite incision et l'extraira à l'aide d'une pince. Toutefois, si vous désirez tomber enceinte, vous pourrez l'enlever à tout moment : le retour à la fertilité interviendra normalement 3 semaines après.

L'implant offre de nombreux avantages. Déjà, aucun risque d'oubli. On vous le pose et vous êtes tranquille pendant 3 ans. De plus sa fiabilité est des 100 %. Comme il ne bloque pas l'ovulation et délivre une faible dose d'hormones, il n'entraîne pas une augmentation du risque cardiovasculaire contrairement à la pilule : « C'est un moyen de contraception qui s'adresse aux fumeuses, aux femmes ayant du diabète, du cholestérol ou une surcharge pondérale et qui ne peuvent donc pas prendre une pilule normale en raison du danger pour le cœur et les vaisseaux sanguins » affirme le gynécologue. Il ne présente pas non plus d'incompatibilité avec l'allaitement. Outre ces atouts, il est également économique puisqu'il est remboursé à 65% par la sécurité sociale.

Malgré tout, quelques inconvénients sont constatés. En effet, il entraîne des troubles du cycle comme des saignements plus ou moins abondants entre les règles, une augmentation ou une diminution voir même la disparition des règles. « On ne peut donc pas assurer aux femmes qu'elles auront leurs menstruations de manière régulière » explique le médecin.
 
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