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Face à une telle pandémie, il est du devoir des médecins, premièrement d'être en état de travailler, deuxièmement de ne pas être le vecteur de la maladie, et enfin d'avoir un comportement exemplaire en protégeant les individus et les familles", a déclaré le Dr Legmann, Président du Conseil national de l'Ordre des
médecins, le 22 septembre.
Et face à cette quasi-injonction, quid de la réaction des
médecins ?
Un sondage réalisé par l'
Ifop, publié le 20 septembre dans la revue spécialisée
Le Quotidien du Médecin apporte quelques éléments de réponse. Ces chiffres résultent d'une enquête réalisée au téléphone, du 14 au 16 septembre, auprès de 402
médecins libéraux, dont 255 généralistes et 147 spécialistes.
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52% sont prêts à se faire vacciner dès que le vaccin sera disponible, dont 32% certainement et 20% probablement. 46% n'y sont pas prêts, dont 28% certainement pas, et 18% probablement pas".
Les généralistes y sont nettement plus décidés (61%) que les spécialistes (37%). L'enthousiasme au regard du plan de
vaccination est modéré chez les
médecins libéraux puisque 42% sont prêts à se porter volontaires contre 50% chez les généralistes et 29% chez les spécialistes.
Quels éléments nourrissent les réticences des récalcitrants ? Dans son édition du 24 septembre,
Libération met en exergue une inquiétude de la part des
médecins autour des effets secondaires du
vaccin. La bête noire serait l'adjuvant utilisé dans la fabrication du
vaccin. Réponse du ministère de la Santé : il s'agit de"
produits absolument testés et qui ont fait la preuve de leur innocuité".
Plus optimiste que l'affirmation du Ministère de la santé : la nouvelle annoncée par l'Agence Européenne du Médicament (EMEA), le 2 octobre qui met un terme définitif à la polémique entre les pro-vaccins et leurs détracteurs. En effet, un troisième
vaccin contre la
grippe A, cette fois sans adjuvant, le Celvapan ®, des laboratoires Baxter, a été mis sur le marché.
La France a passé commande pour 50 000 doses de ce
vaccin. Il serait a priori réservé en France aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.
Un élément nouveau qui mettra certainement très bientôt tout le monde au diapason.
Reste un dernier point néanmoins sur lesquels les avis divergent : l'encadrement de la campagne.
Si la
vaccination n'est pas obligatoire, il n'en demeure pas moins que
François Fillon a dressé la typologie des personnes prioritaires et a confirmé qu'elle se ferait de manière "
collective", dans des lieux publics et pas chez le généraliste, sous l'autorité des préfets et des services de santé.
Sur ce dernier point, seuls 42% des
médecins se disent prêts à se porter volontaires. Quant au principe de réquisition des personnels de santé, 60% s'y déclarent opposés...