Première mesure pour le médecin qui reçoit et traite des patients à risque : les réunions d'information. Actuellement, une structure spécifique suit de près la menace de ce nouveau virus sous la direction du Commissariat interministériel Influenza. Il existe une coopération coordonnée entre les secteurs concernés et les services publics.
Le médecin généraliste bénéficie dès qu'il le souhaite d'informations transmises via les médias, les publications sur le site web (www.influenza.be/fr/), la distribution de dépliants, et lors d'appels au call center.
Dans la pratique, le médecin veille à recevoir les cas présentant des risques, souvent sur rendez-vous et évite de faire cohabiter en salle d'attente les patients classiques et ceux présentant les symptômes de la
grippe A H1N1.
Dans ce contexte, le médecin porte généralement des gants et un masque de protection respiratoire (norme dite "FFP2") qui filtre les petites gouttelettes venant de l'extérieur vers l'intérieur. Ce masque destiné aux personnels de soins, aux personnes à risque d'exposition important, peut être de plusieurs types : bec de lièvre, en carré...
Ces nouvelles dispositions doivent être accompagnées d'explications par le médecin auprès du patient afin de ne pas le choquer.
Autre mesure : le médecin ne prend plus d'échantillons chez les patients présentant des symptômes grippaux. Actuellement, le médecin généraliste soigne ses patients au cas par cas, en fonction des symptômes et selon les traitements ordinaires pour la
grippe saisonnière. Les prélèvements naso-pharyngés, permettant de détecter le nouveau virus A(H1N1) en moins de douze heures, sont effectués par des laboratoires agréés.
Ces tests d'ailleurs qui ne se font qu'en laboratoires hospitaliers sont prescrits aux patients fragiles. Car comme le souligne le Dr Carole Fradet, les hôpitaux n'ont pas la capacité de réaliser les prélèvements auprès de tous les patients qui présentent les symptômes de la
grippe saisonnière. "
Ne peuvent en bénéficier que les patients sur lesquels le généraliste a un gros doute et les individus souffrant d'insuffisance respiratoires et cardiaques, les femmes enceintes".