Depuis le 23 juillet, c'est le branle-bas de combat.
Une pluie de recommandations concernant l'épidémie de
grippe A a inondé les boîtes électroniques et postales des
médecins qui ont dû prendre la relève, au débotté, des établissements hospitaliers dans la gestion de l'épidémie.
Les
médecins ont été sollicités au beau milieu des congés d'été à grand renfort de communiqués et bulletins officiels. Fils RSS sur les sites de la Haute Autorité de Santé (HAS), l'Institut National de Veille Sanitaire (InVS), de l'Institut National de Prévention et Education en Santé (INPES), courriers envoyés par le Ministère, le Conseil National de l'Ordre des
Médecins...
Noyés dans la masse, certains, comme le Dr Carole Fradet, confessent même "
un certain retard dans le dépouillement de ces documents".
Des consensus et des recommandations prioritaires ont été retenus afin de structurer la pratique médicale quotidienne.
Vincent Rebeille-Borgella, médecin généraliste et vice-président du syndicat des
médecins généralistes de France annonce dans
L'Express que les
médecins ont été obligés de "
s'organiser en privilégiant les patients qui ont contracté le virus de la grippe".
Les cas graves sont dirigés, par le Samu, vers les hôpitaux publics. En vertu du "plan blanc", le dispositif de crise, certains établissements hospitaliers ont été désignés comme centres de " référence". Ils organisent des
consultations spécifiques, "
avec un parcours fléché permettant d'isoler le malade", explique Nadia Boulharouf, interrogée par
L'Express, adjointe au directeur de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard, un des cinq hôpitaux de référence de Paris.
A la disposition des malades : une porte d'entrée spécifique et une salle dans le service des maladies infectieuses.
Chez les généralistes, les attroupements en salle d'attente et les éventuelles contaminations supplémentaires ont été évités grâce à des plages horaires particulières pour les malades de la
grippe A. Au sein d'un cabinet où officient plusieurs
médecins, l'un prend en charge tous les cas de
grippe et les autres les patients dits "classiques", comme en témoigne le Dr Vincent Rebeille-Borgella, qui a, par ailleurs, trouvé un accord avec les pharmacies de quartier afin de renouveler les ordonnances sans
consultation préalable.
Enfin, les généralistes ont mis à disposition des masques pour les patients à risques.
Quant aux gels hydro-alcooliques, préconisés dans les WC ou à l'entrée des cabinets médicaux, ils étaient déjà utilisés et mis à la disposition des patients, avant le début de l'épidémie.
Les
médecins veillent à ce que le stock ne soit jamais épuisé et ont, pour la plupart, ajouté des affiches insistant sur leur utilisation.