• Bien-être
  • Santé

La montagne, ça peut faire mal !

Article par Murielle GIORDAN , le 12/06/2009 à 12h08 , modifié le 12/06/2009 à 12h24 0 commentaire

Une montagne enneigée, une jolie vue panoramique... Tout semble parfait. Pourtant, vous préféreriez admirer la vue sur une carte postale. La cause ? Des maux de tête, des vertiges qui vous prennent à chaque fois que vous séjournez à la montagne.

Vertiges, perte d'appétit, bourdonnements d'oreilles, lassitude... Les symptômes du mal aigu des montagnes, appelé aussi MAM, sont variables et apparaissent généralement quelques heures après la montée en altitude, à plus de 2500 mètres. Si l'altitude est bien plus élevée, les troubles montent en puissance et peuvent causer des quintes de toux, des problèmes de respiration, des étourdissements voire de la fièvre.
 
Un mal à ne pas prendre à la légère !
 
A partir de 4000 mètres, il faut bien surveiller les symptômes pour éviter par la suite un malaise et, plus grave encore, un œdème pulmonaire ou un coma. Si vous êtes alpiniste, skieuse dans l'âme ou simplement amatrice de grands sommets, prenez vos précautions. Dès l'arrivée sur les lieux, prenez le temps de vous habituer à votre nouvel environnement, reposez-vous et évitez les longues balades pendant les deux premiers jours, et au moins pendant une semaine si vous avez prévu de vous attaquer à l'Everest ou au Mont Blanc ! Si vous êtes sujette à l'hypoxie, caractérisée par une diminution de l'apport d'oxygène dans les tissus, demandez conseil à votre médecin, qui pourra vous prescrire un traitement curatif. Une altitude de 5000 ou 5500 mètres peut provoquer un œdème cérébral de haute altitude (OCHA).
 
Des conséquences parfois mortelles
 
Les troubles sont à surveiller particulièrement si vous séjournez à plus de 4000 ou 4500 mètres. Si des quintes de toux, un essoufflement important ou de la fièvre se font sentir, vous souffrez peut-être d'un œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) qui, s'il n'est pas traité, peut entraîner le coma. Les syndromes disparaissent généralement en pente descendante donc n'hésitez pas à faire demi-tour. Pour les plus audacieuses qui rêvent de gravir des très hauts sommets (de 8000 mètres par exemple), des troubles du comportement et vomissements peuvent être les premiers signes d'un coma. Mais ces cas restent rares et avant d'entamer une virée extrême en montagne, sachez qu'il ne faut pas s'attarder sur place passé 7000 mètres d'altitude.
 
Qui souffre ?
 
Plus de 50% de la population ressentent les effets de l'altitude au-delà de 4000 mètres contre moins de 20% à 1500 ou 2000 mètres. Un état de fatigue ou des carences en fer peuvent accentuer le problème. Les femmes seraient un peu plus touchées que les hommes. Quant aux enfants, souvent très actifs,  ils peuvent aussi connaître le mal des pendant une semaine si vous avez prévu de vous attaquer à l'Everest ou au Mont Blanc ! Si vous êtes sujette à l'hypoxie, caractérisée par une diminution de l'apport d'oxygène dans les tissus, demandez conseil à votre médecin, qui pourra vous prescrire un traitement curatif. Une altitude de 5000 ou 5500 mètres peut provoquer un œdème cérébral de haute altitude (OCHA). 
 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

VOS RÉACTIONS

Vous devez écrire un avis


de Beauté

SUR LE
    Plus de discussions sur le Plurielles.fr »
    logAudience