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Frottis, pilule, FIV... les grandes avancées médicales pour les femmes

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 01/02/2008 à 16h21 , modifié le 24/02/2009 à 16h51 1 commentaire

Pilule, IVG, échographie, mammographie... autant de mots synonymes de progrès scientifiques qui font aujourd'hui partie de la vie des femmes. Rappel des principaux examens vécus comme de vraies révolutions.

La pilule contraceptive
Légalisée en France en 1967 grâce à la loi Neuwirth, la pilule fut vécue comme une révolution. Pour la première fois, les femmes contrôlaient leur fertilité et décidaient à quel moment elles voulaient avoir un enfant. Ce fut également une libération sur le plan sexuel. Les femmes pouvaient enfin faire l'amour en toute liberté sans craindre de tomber enceinte. Ce mode de contraception est aujourd'hui le plus fiable.
 
L'IVG
Les jeunes générations ne s'en souviennent peut-être pas, mais leurs mères oui. En 1974, face à une Assemblée Nationale presque exclusivement masculine, Simone Veil défendait avec conviction le droit à l'avortement. Elle eut raison de tous ses détracteurs. Le 17 janvier 1975, la loi Veil était promulguée, autorisant les Françaises à se faire avorter. Mais ce n'est qu'en 1982 que cet acte fut remboursé par la Sécurité Sociale. Et en 2001, le délai légal est passé de 10 à 12 semaines.
 
La FIV
La première fécondation in vitro est réalisée en 1978 en Grande Bretagne. L'ovule qui est fécondé artificiellement en laboratoire est ensuite réimplanté dans l'utérus de la femme. Le nom de Louise Brown, premier bébé conçu de cette manière, est resté dans les mémoires. En France, c'est en 1982 que le Professeur Emile Papiernik pratique cette technique, appelée alors « bébé éprouvette », à l'hôpital de Clamart. Amandine était née. Depuis 25 ans, plus de 50 000 petits Français ont vu le jour grâce à cette méthode de procréation.
 
L'échographie obstétricale
Si cette technique a vu le jour en Angleterre à la fin des années 50, ce n'est qu'à partir des années 70 que l'échographie obstétricale a été généralisée en France. Rappelons que cet examen permet en temps réel de visualiser un fœtus grâce à la technique des ultrasons. Longtemps la médecine a eu des réticences face à ce procédé révolutionnaire, pensant que ces fameux ultrasons représentaient un réel danger pour le fœtus. Aujourd'hui, on sait qu'il n'en est rien.
 
La mammographie
Cet examen du sein a été mis au point en 1965 par deux médecins Français André Willemin et Charles Gros. La mammographie - aujourd'hui souvent complétée par une échographie -permet de dépister toute anomalie du sein et notamment à un stade précoce, un éventuel cancer. Depuis janvier 2004, le dépistage organisé du cancer du sein a été mis en place sur tout le territoire. Tous les deux ans, les femmes âgées de 50 à 74 ans peuvent bénéficier gratuitement d'une mammographie.
 
La pilule du lendemain
Commercialisé en 1999, ce contraceptif d'urgence doit être utilisé juste après un rapport sexuel non protégé. Dans 95 % des cas, il permet d'éviter une grossesse non désirée, à condition de le prendre le plus tôt possible après ledit rapport. Cette pilule empêche l'œuf de s'implanter dans l'utérus.

La péridurale
Autre révolution de taille pour la femme, l'apparition de la péridurale en France, en 1973. Elle  permet enfin d'accoucher sans douleur. Cette technique d'anesthésie annihile la douleur grâce à un produit injecté dans le bas du dos à l'aide d'une aiguille spécifique.
Souvent refusée par méconnaissance à ses débuts, la péridurale est aujourd'hui demandée par plus de 80 % des femmes.
 
L'amniocentèse
C'est au début des années 70 que la première amniocentèse a été réalisée en France.
Pendant la grossesse, cet examen permet d'analyser les cellules fœtales dans l'utérus et de détecter une éventuelle anomalie. Le prélèvement se pratique sous contrôle échographique à l'aide d'une aiguille que l'on introduit avec une infinie précaution dans le ventre de la femme jusqu'à l'utérus.
 
Le frottis
Le frottis cervical est le seul examen de routine capable de déceler une anomalie du col utérin et par conséquent la présence de cellules cancéreuses. Réalisé en cabinet par un gynécologue, cet examen consiste à effectuer un prélèvement au niveau du vagin et du col de l'utérus en vue d'une observation au microscope.
 
La densitométrie osseuse
La ménopause est une étape délicate dans la vie d'une femme. Le corps se transforme, les règles disparaissent et le risque d'ostéoporose, la décalcification des os, apparaît. D'où l'importance de cet examen qui permet de détecter une éventuelle ostéoporose en mesurant le taux de calcium présent dans les os. La personne est allongée sur une table au-dessus de laquelle se déplace une sorte de tube équipé de rayons X. A noter que la densitométrie osseuse n'est remboursée que depuis peu de temps.

 
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  • AISSATOU, le 22/03/2009 à 13h41 : Bonjour, je voudrai demandé à un gynécologue: est-il possible de faire une FIV avec un spermogramme qui présente une oligospermie? Merci d'avance

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