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L'été maussade, mauvais pour le moral

Article par Relaxnews , le 29/08/2007 à 10h09 , modifié le 29/08/2007 à 10h28 0 commentaire

Pour beaucoup de Français l'été a été très peu ensoleillé. Or, on le sait le soleil est indispensable au bien-être et ce manque de luminosité pourrait être responsable à plus ou moins long terme d'un état dépressif. Les explications d'un spécialiste.

Dans de nombreuses régions françaises, l'été 2007 a offert une météo très capricieuse. En cette rentrée, nombreux sont ceux qui se sentent un peu déprimés, et qui ont l'impression qu'on leur a "volé" leur été. Ils ressentent donc une légère déprime, équivalente à celle qui peut apparaître au creux de l'hiver. Or, on sait aujourd'hui que la lumière du soleil est indispensable au bien-être, et que cet état un peu morose a des raisons biologiques.

Gérard Pons, animateur du "Centre européen d'information sur le luminothérapie" (Ceilt), indique que la lumière du soleil est nécessaire à l'homme pour se sentir bien. D'après lui, "en moyenne, un Français ne passe pas plus de 20 minutes par jour à la lumière du soleil". Or, pour son bien-être, deux heures par jour à une luminosité de 2.000 lux, soit la luminosité par temps couvert en hiver, seraient nécessaires.

Le mauvais temps "endort"
D'après Gérard Pons, "cet été, dans la plupart des régions françaises, les habitants ont manqué de luminosité, car ils sont moins sortis que les autres années. Lorsqu'on manque de lumière, on produit un somnifère, la mélatonine, qui entraîne un état dépressif, et fait qu'on se sent mal ». Ce mal être est regroupé sous le terme "SAD" ("seasonal affective disorder"= trouble affectif saisonnier).
Selon lui, le manque de lumière ne serait pas le seul responsable de l'aspect déprimant d'un été pluvieux. Gérard Pons indique que "nous vivons avec un cycle annuel dans notre esprit, où chaque saison doit être marquée. Or, "cette année, nous étions prêts à nous habiller en short et en manches courtes, et nous n'avons pas eu d'été", indique le spécialiste de la luminothérapie. Ce simple "manque de saisonnalité" peut être en partie responsable d'un état dépressif.

La solution : sortir
D'après Gérard Pons, l'idéal pour ne pas subir les effets du SAD serait "de vivre dehors". Par exemple, "aller en vacances au soleil l'hiver, ou simplement se balader plus" sont les moyens les plus simples de se recharger en lumière.

Le soleil chez soi
Une autre solution qui s'offre à ceux qui se sentent un peu déprimés est d'utiliser des lampes qui reproduisent la lumière du soleil, appelées lampes à "tube fluo compact". Fabriquées par de nombreux constructeurs, elles ont la même luminosité que le soleil, les rayons ultra violet (UV) en moins. De nombreuses études ont déjà montré qu'en remplaçant sa lampe de bureau ou sa lampe de cuisine par ce type de lampe, on pouvait éviter l'état dépressif lié au manque de luminosité. Des bienfaits dont bénéficient déjà les habitants de Montréal, dont le métro, dans lequel ils passent en moyenne 20 minutes par jour, est équipé de lampes de luminothérapie depuis l'année dernière.


Gérard Pons a traduit de l'anglais au français l'ouvrage de référence sur la luminothérapie, Soif de lumière, écrit par Norman Rosenthal (19,90 euros).
 
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