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Déprime, dépression, comment les différencier ?

Article par Nadine ROSEAU , le 13/02/2009 à 15h17 , modifié le 13/02/2009 à 15h25 3 commentaires

Mal dans sa tête, moral qui flanche, entre le petit coup de blues passager et le gros passage à vide, pas facile de faire la différence. Si les symptômes inspirent le trouble, certains signes permettent malgré tout d'identifier le mal, étape décisive pour accéder à la voie de la guérison.

Comment faire la différence ?
Pas facile de distinguer la déprime de la dépression. Surtout que, dans le langage courant, le mot déprime s'est banalisé, exprimant une baisse de moral aussi bien mineure que majeure. Face à cette confusion des mots et des maux, le temps joue en notre faveur pour nous aider à différencier la déprime de la dépression.
La déprime (passagère) se caractérise par un passage à vide ou l'envie de ne rien faire. Le repli sur soi, le sentiment de tristesse et de solitude prédominent. Mais cela ne dure pas : l'élan vital et l'énergie reprennent le dessus. Dans le cas de la dépression, les troubles de l'humeur persistent. La durée devient alors un facteur aggravant et évocateur d'une grande souffrance.
 
Etablir le diagnostic
La déprime, un état d'âme dont tout le monde souffre un jour ou l'autre. Réponse à l'échec, à la déception, elle se manifeste par une baisse d'énergie, une difficulté à apprécier les activités sociales, une prise de poids, un sentiment de fatigue, une difficulté à trouver le sommeil. Tous ces évènements sont passagers.
La dépression associe un ensemble de symptômes caractéristiques sur le plan moral : perte de plaisir et d'intérêt, difficultés de concentration, perte de mémoire, sentiment de dévalorisation,  Sur le plan physique aussi : fatigue, perte d'énergie, trouble du sommeil (insomnie ou hypersomnie), perte ou gain de poids accompagné de trouble de l'appétit, ralentissement psychomoteur, diminution du désir sexuel.
Mais d'une manière générale, 3 conditions doivent être réunies pour dire qu'on fait une dépression. Tout d'abord, ressentir une tristesse généralisée. Ensuite, ne plus prendre plaisir à rien, même à nos activités favorites. Enfin, manquer totalement d'énergie. Ces symptômes doivent persister plusieurs semaines.
 
Eléments déclencheurs
Les coups de blues trouvent souvent leur source dans les chagrins amoureux et autres échecs (déception amoureuse, deuil...). L'hiver aussi jette un froid sur le moral, on parle dans ce cas de « déprime hivernale ». Les journées qui raccourcissent, l'absence de lumière, les températures qui rafraîchissent ont raison de notre moral et provoquent une perturbation de notre horloge interne et une désynchronisation de notre rythme biologique. Une humeur maussade qui nous donne des bleus à l'âme, nous plonge dans un mal être, un mal aise passager.  
Mal de la société, la dépression fait des ravages et touche de plus en plus de personnes.  En France, près de 3 millions de personnes sont concernées. Si la dépression affecte principalement les femmes et augmente avec l'âge des patients, elle n'épargne pas pour autant les jeunes adultes. Un homme sur 10 contre une femme sur 5 a été, est ou sera dépressif au cours de s vie. Cause principale : le stress, véritable plaie de la société actuelle.  D'autres facteurs sont mis en cause : inactivité professionnelle, niveau d'études, revenus, situation familiale et personnelle (deuil, séparation...).
 
Traitements appropriés ?
Une fois le diagnostic posé, place aux soins appropriés. Aucun médicament n'est prescrit pour traiter la déprime. En revanche, les médecins vont préconiser des moyens naturels pour combattre l'insomnie qui accompagne souvent la déprime (exercice, lecture, repas léger avant le coucher).
 Le meilleur traitement contre la dépression reste la prévention. De part son caractère contagieux, on a pu observer que les enfants de parents dépressifs ont plus de risque de développer la pathologie. La maladie peut faire des ravages aussi bien chez les malades que dans leur entourage. La vigilance est de mise pour pouvoir détecter les signes avant-coureurs.  Fort heureusement, la dépression se soigne, et de mieux en mieux, surtout si on la dépiste rapidement.
La première démarche consiste à consulter son généraliste, susceptible d'orienter ensuite vers un psychiatre. L'administration d'antidépresseurs associés à des anxiolytiques (médicaments qui calment l'anxiété), permet de rétablir une humeur "normale". Finalement, pour lutter contre la dépression, il faut savoir prendre son mal en patience.
 
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  • lucien_mercier, le 25/12/2015 à 11h06 : Intéressant à compléter avec l'article de mutuelle-news. fr « Déprime ou dépression : La maladie mise à une » à lire absolument !
  • Valentina, le 01/07/2009 à 13h47 : Bonjur je 21 ans je eu un petit fille elle a biento un ans.tou va pas pour moi le moral dans mon couple plu va pas car la chose qui me fe bien ce detre avec ma famille qui son loin de moi.jabite en campagne depui 5ans je voi personne je sor pas je mal au cran je grossi.pour moi pas de copine pas de copain je mamuse jamais.ce le menage le linge la cousine ecc...je mocupe bouku a la meson sur tou de la petit.mon copain il par travaille.il a jame le temp pour moon ne sentend plus.on ce pren la tete tou le temp on ne se support plu un seul mot.et moi je ne mark des fere des effort pour qlkn qui ne le voi pas et qui minfonce voila qoi.je veu juste rentre vivre avec ma grande famillje plan de souci dans ma tete je per de chose de foi je mal partou je pleure tou le temp.merci de me donnee de bon conseil.
  • LECHE W. Claudine, le 09/03/2009 à 22h15 : Les évenements malheureux qui se passent ailleurs sont pareils ou pires et on se demande franchement ou va le monde. Si alors il faut être soigné psychiatre à disposition et moyens et durée indéterminée du traitement ?

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