• Bien-être
  • Santé

Choisir le bon moyen de contraception

Article par Relaxnews , le 11/09/2007 à 18h28 , modifié le 12/09/2007 à 09h59 0 commentaire

A l'occasion d'une conférence de presse intitulée "la meilleure contraception, c'est celle qu'on choisit", la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a lancé une campagne d'information sur la contraception.

L'objectif est d'inciter les personnes les plus concernées par les grossesses non désirées, c'est-à-dire les femmes jeunes et les femmes en situation précaire, à utiliser un moyen de contraception "adapté à leur situation personnelle".
Dans son discours, Roselyne Bachelot a précisé : "c'est d'abord à elles que je pense, ces femmes en souffrance, à ces femmes isolées, à ces femmes mal entourées, à ces femmes subordonnées, à ces femmes qui manquent d'instruction et qui plus que d'autres ignorent les différentes méthodes contraceptives qui pourraient leur être proposées".
La campagne débutera ce samedi, et sera relayée dans la presse écrite, à la télévision, à la radio (à partir du 24 septembre) et au cinéma (à partir du 26 septembre). Un numéro de téléphone gratuit a été mis en place pour répondre à toutes les questions concernant la contraception et la sexualité.
Le 0800 235 236 est accessible tous les jours de 8 h à minuit. Un site Internet dédié à ce sujet, Choisirsacontraception.fr, ouvrira également ce samedi.

D'après les données du ministère de la Santé, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) s'est stabilisé depuis de nombreuses années à 200.000 par an, alors que les trois quarts des personnes âgées de 15 à 54 ans et sexuellement actives utilisent un moyen de contraception. Selon une étude de l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes) datant de juin dernier, les deux tiers des femmes confrontées à une grossesse non désirée utiliseraient un moyen de contraception. Le mauvais usage de celui-ci, et notamment l'oubli de la pilule, serait responsable de nombreuses grossesses. La moitié de ces grossesses aboutiraient à une IVG. Une situation qui explique le recours grandissant à la contraception d'urgence (pilule du lendemain). En 2005, presque 14% des femmes y avaient eu recours au cours de leur vie, contre 8,4% en 2000.
Cette campagne intervient tout juste 40 ans après la loi Neuwirth, qui avait permis de libéraliser la contraception en France. La ministre de la Santé a profité du lancement de cette campagne destinée aux femmes pour annoncer qu'elle souhaite faire de l'anorexie des adolescentes un enjeu prioritaire de santé publique, car il s'agit, selon elle, d'"un symptôme d'une sorte de malaise dans la civilisation". Dans peu de temps, le groupe de travail présidé par les professeurs Marcel Rufo et Jean-Pierre Poulain rendra les conclusions de son rapport sur "l'image du corps de la femme dans la société et l'impact des représentations collectives sur la santé".
 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

VOS RÉACTIONS

Vous devez écrire un avis


de Beauté

SUR LE
    Plus de discussions sur le Plurielles.fr »
    logAudience