Virginie, 27 ans : « des seins en gants de toilette... »« J'ai été opérée en juin 2006 d'une hypertrophie mammaire suite à une énorme perte de poids. J'ai pris la décision de faire une
chirurgie des seins après avoir atteint le poids que je m'étais fixé, 60 kg. C'est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis déjà un moment, mais j'avais peur de franchir le pas. Je ne supportais plus ma
poitrine qui tombait littéralement sur mon ventre. J'avais atteint le 120 E, donc quand j'ai maigri ça a été catastrophique : mes
seins ressemblaient à des gants de toilette, comme on dit communément. Je ne voulais plus me mettre nue devant mon mari, porter un maillot de bain. L'opération s'est très bien passée, les cicatrices sont très belles et depuis je revis. J'ai redécouvert le plaisir d'acheter de la jolie lingerie, de mettre des hauts dos-nu. Si je devais recommencer je le referais les yeux fermés. »
Virginie attend une petite fille pour le mois de septembre et sa
poitrine n'a pas bougé.
Jacqueline, 60 ans : « ma détresse d'être trop plate... »« J'ai été opérée des
seins en octobre 1982, j'avais 35 ans. J'étais comme on dit vulgairement « une planche à pain ». Je n'avais vraiment pas de
poitrine, ce qui me complexait énormément. J'avais honte de mon corps. D'autant que les réflexions de mon ex-mari n'arrangeaient rien, il avait pour habitude de dire de façon très « élégante », "une femme sans
sein, c'est comme un pantalon sans poche". Cette phrase m'a hantée pendant les six ans qu'a duré notre mariage. Il ne se rendait pas compte à quel point j'étais mal psychologiquement à cause de ce manque de
poitrine. Ma détresse était pourtant immense. Je mettais du coton dans mon soutien-gorge. Après mon divorce, j'ai décidé d'être plus belle pour moi. Je me suis mise à porter des lentilles de contact et j'ai pris rendez-vous avec un chirurgien plasticien sur les conseils d'une amie. J'ai rencontré quelqu'un de très humain. Je me souviens quand il m'a demandé comment je voulais mes
seins, en poire, en pomme... Je m'en fichais un peu, ce que je voulais c'était être une femme bien dans son corps et que ce soit naturel. J'ai emprunté à ma banque la somme nécessaire pour le prix de cette
chirurgie des seins et je me suis lancée. Le résultat est miraculeux, même si on souffre beaucoup après l'intervention. Depuis ce mois d'octobre 1982, je me sens bien et j'ai toujours les mêmes prothèses, ce qui est rare. »
Céline, 22 ans : « impossible de porter un t-shirt... »« Après avoir subi pendant de nombreuses années les inconvénients pour une très jeune fille d'avoir une forte
poitrine (100 F), je me suis décidée, en décembre 2006, à aller demander l'avis de plusieurs chirurgiens plasticiens. Après en avoir consulté un premier, me faire diminuer les
seins est devenue une évidence.
En effet, ils étaient très lourds, tombants, hyper sensibles, entraînant même des douleurs dans le dos et les épaules. Je me tenais un peu voûtée à cause du poids. Sans oublier que m'habiller devenait de plus en plus difficile, car pour trouver des soutiens-gorge grande taille c'est l'horreur ! Sans compter que c'était inimaginable pour moi de porter un chemisier ou un t-shirt moulant, par exemple.
L'opération s'est déroulée avec succès. Il est vrai qu'au réveil et pendant quelques jours, j'ai été un peu perturbée par leurs nouvelles tailles et position. J'ai dû m'habituer à cette nouvelle
poitrine et aussi aux cicatrices. C'était douloureux. Aujourd'hui quelques petites plaies persistent encore, mais sinon je suis ravie du résultat. Je me sens soulagée physiquement, mais aussi moralement. Je ne regrette pas un seul instant. »
Christine, 37 ans : « avoir plus de seins, mais que cela fasse naturel... »« J'ai toujours trouvé mes
seins trop petits et lorsque j'ai eu les moyens financiers, j'ai pris la décision de me faire opérer. Cette opération je l'envisageais depuis plus de 10 ans. Quand j'ai pu réaliser ce rêve j'avais 35 ans
. Je suis passée d'un 85 A à un 85 C. Ce qui n'est pas exceptionnel, mais je voulais quelque chose de naturel et qui ne fasse pas "bimbo". En cela mon opération est superbe. Pour être honnête, parfois je regrette un peu de ne pas avoir demandé au chirurgien un tout petit peu plus gros -juste une taille de plus-, ce qui serait resté tout aussi joli. L'opération s'est très bien passée, j'ai juste ressenti quelques douleurs les jours qui ont suivi et un peu de gêne également dans mes mouvements. Puis, tout est rentré dans l'ordre. Je ne regrette vraiment pas cette décision. Il faut juste être vigilante sur le choix du praticien. Le mieux est encore de voir, si c'est possible, le travail réalisé sur une autre personne. »
Mathilde, 27 ans : « je trouvais ma poitrine tellement moche... »« Depuis mes 15 ans j'étais complexée par ma
poitrine... Je la trouvais trop petite (80 A) et pas assez belle. On aurait dit que l'on m'avait posé sur le torse des tétines de biberon avec des mamelons disproportionnés... Bref, inutile de préciser que dès le réveil, je mettais un soutien-gorge sous ma chemise de nuit, qu'il ne fallait même pas espérer me voir avec un top sans rien en dessous. Je trouvais cela tellement moche !
Il m'était très difficile de me dénuder devant un garçon... dans le noir et rien d'autre. Dès qu'un homme posait ses mains sur ma
poitrine, j'étais mal à l'aise, gênée et je ne pensais plus qu'à ça. Après avoir traversé une période d'anorexie, j'ai repris du poids et je voulais enfin pouvoir assumer mon corps. Comme ma
poitrine me complexait toujours, je me suis adressée à un chirurgien plasticien. J'en ai vu deux qui ont conclu à une malformation. J'étais rassurée, mon complexe n'était pas infondé. En septembre 2003, j'ai pris un rendez-vous avec le chirurgien avec qui je me sentais le plus à l'aise. Nous avons convenu d'un délai de réflexion et de la taille des implants. Puis la date a été fixée au 12 janvier 2004. Les suites post-opératoires de cette
chirurgie des seins ont été un peu douloureuses, mais le résultat était là : j'avais une jolie
poitrine, ronde (85 B) et je peux à présent porter des tops sans rien en dessous. Je me sens surtout mieux dans ma peau, plus confiante, comme si une erreur de la nature avait été réparée ! Je me sens MOI tout simplement.
Maintenant, je suis en couple, et j'assume pleinement mon corps et ce même si j'ai des prothèses en silicone dans la
poitrine ! »