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Ces rhumes des foins qui font le printemps

Article par Murielle Giordan , le 02/06/2009 à 12h24 , modifié le 02/06/2009 à 12h30 0 commentaire

Tout le monde semble apprécier le printemps ! L'arrivée du soleil, la hausse des températures, les jupes et sandales... Mais aussi le pollen, les autres graminées et la goutte au nez. Comment éviter que le printemps ne tourne au cauchemar ?

Et c'est reparti ! Comme l'année dernière et toutes les précédentes, au moment des beaux jours, votre nez gratte, votre fond de gorge aussi et vos yeux piquent. Aucun doute là-dessus : le rhume des foins fait son come back ! De quoi chatouiller votre humeur et limiter vos motivations de pic nique en plein air. Vous n'êtes pas seule dans ce cas... Des millions de français appréhendent chaque année le retour des allergies
 
Les allergies ne font pas que le printemps !
 
C'est à cette saison que les feuilles, les fleurs et les plantes repoussent et sortent de leur hibernation. Pollens et graminées reviennent en force et la pollution de l'air se ressent davantage à cause de la hausse des températures, entrainant souvent des gênes respiratoires. La période la plus critique se situe entre avril et juillet, mais démarre plus tôt dans les régions du Sud où le climat est plus chaud. Comble de malchance : avec le réchauffement climatique, nous ne sommes pas au bout de nos peines puisque les pollens (surtout ceux du noisetier et du bouleau) peuvent apparaître encore plus tôt, aux alentours de février ou mars.
 
Cachets ou désensibilisation ?
 
Avant d'opter pour un quelconque traitement, il est nécessaire de se rendre chez un allergologue qui réalisera sur vous des tests cutanés qui se font directement en cabinet. Le médecin vous applique alors une série de patchs contenant la substance susceptible de causer les allergies et les laissent poser quelques heures. Il existe aussi les tests épidermiques consistant à introduire par une légère piqûre les responsables de l'allergie, un par un, et à attendre l'apparition d'une papule prouvant l'existence de l'allergie. Attention, ça gratte ! En fonction du nombre de réactions aux différents allergènes, le médecin vous conseillera le type de traitement à suivre.
Vous pourrez traiter ces rhinites allergiques par voie médicamenteuse, avec des antihistaminiques ou corticoïdes jugés cependant insuffisants par plusieurs médecins. Environ 40 % des patients ne suivent pas le traitement régulièrement, ce qui empêche des améliorations. Quant à la désensibilisation (appelée aussi l'immunothérapie spécifique), elle demeure longue et laborieuse et les patients hésitent encore à s'y lancer. Comptez entre 3 et 5 ans pour une nette amélioration. La bonne nouvelle est que les traitements de désensibilisation devraient être disponibles bientôt sous forme de comprimés (d'abord pour les graminées, puis les acariens, le bouleau et l'ambroisie). Malheureusement, il n'existe aucune solution miraculeuse permettant la disparition totale de l'allergie.
 
Quelques conseils
 
Le printemps est certes le moment critique pour les allergiques... mais aussi celui du grand ménage ! Trop nettoyer et miser sur un appartement clean n'est pas la solution. Vivre dans un environnement trop fermé, aseptisé, n'est pas bon pour la santé. Le maître mot : l'aération ! Certes, le lieu de vie doit être propre mais pas excessivement. Attention aux odeurs de peinture fraîche qui accentuent les risques allergiques et aux meubles qui souvent dégagent du formaldéhyde pouvant causer une allergie. L'air doit constamment être renouvelé, bien circuler dans les pièces, même en hiver. Il doit évacuer au maximum l'odeur du neuf.
En cas d'allergie aux acariens, optez pour une housse anti-acariens, traitez régulièrement literie et rideaux avec des produits adaptés, évitez la moquette et lavez souvent les peluches des enfants. Au quotidien, lavez-vous le nez avec des solutions à base d'eau de mer pour éliminer les impuretés (Fluimer des laboratoires Zambon, Stérimar) ou utilisez une verseuse destinée à l'hygiène nasale en la remplissant d'eau tiède salée (Rhino Horn, en pharmacie). En cas d'allergie aux poils de chat ou de lapin, la solution : se séparer des animaux ! Une solution certes radicale mais qui vous évitera d'éventuelles crises aigues. 
 
Elles en souffrent... Elles nous conseillent !
 
Mathilde, 26 ans
"Pour me soulager, j'utilise  des huiles essentielles. Je complète par des oligo-éléments, des plantes ou encore de l'homéopathie. Comme je ne connaissais pas  vraiment les propriétés des huiles essentielles,  je suis allée me renseigner chez un aromathérapeute qui m'a guidé. Je trouve l'odeur agréable, ce qui ne gâche rien !"
 
Aurélie, 32 ans
"Etant enceinte, j'ai adopté la phytothérapie. J'utilise du plantain lors de fortes crise, une demi-cuillère à café toutes les heures jusqu'à amélioration. Je me lave aussi très souvent le nez, matin et soir, pour éliminer les impuretés et éventuelles poussières. Ca me soulage et me dégage le nez."

Malika, 35 ans
"Je souffre de sinusite, il y a des moments où je suis au bord de la crise de nerfs car je ne peux vraiment pas respirer ! Les crises sont intenses le soir, au coucher, voire la nuit. J'ai tout tenté : lavages, antihistaminiques... Seule l'acupuncture m'a aidée ! Deux séances ont suffit à me dégager les sinus. Maintenant, je préviens les rhumes des foins en faisant une séance dès l'arrivée du printemps et d'autres pendant la période de pollinisation. Je revis et en plus, je gagne en énergie !"

 
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