Selon l'étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), dans une étude parue au mois de février "La démographie médicale à l'horizon 2030 : de nouvelles projections nationales et régionales", la densité médicale pour 100 000 habitants passerait de 327 à 292, entre 2006 et 2030.
Moins de
médecins en perspective. En 2006, on comptait en France 208 000
médecins. Selon les prévisions de l'étude, on devrait atteindre un nombre de 188 000
médecins en 2019 avant l'observation d'une légère hausse.
La baisse des effectifs serait plus marquée chez les spécialistes. Si en 2006 on pouvait en dénombrer 104 000, l'étude prévoit qu'ils seraient 101 000 en 2030. En revanche, le nombre de
médecins généralistes resterait stable, aux alentours de 105 000.
En faisant le tour des régions, on peut noter des évolutions profondes. Des disparités verront le jour au niveau régional avec par exemple une diminution de la densité médicale dans les régions comme la Corse (-35%), l'Ile-de-France (-26%) ou encore le Midi-Pyrénées (-22%) qui passeraient du coup "en dessous de la moyenne nationale". En Franche-Comté, en Bretagne ou en Auvergne, la tendance s'inverse : elles pourraient voir le nombre de
médecins augmenter de 10 à 16%.
L'étude met également en évidence un "rajeunissement" des
médecins en 2030. En effet, l'âge moyen devrait atteindre 44,5 ans contre 48,8 ans en 2006. Et la part des femmes
médecins passerait de 39% en 2006 à 53,8% en 2030, dont 56,4% de généralistes.