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Minceur : doit-on se fier à l'IMC ?

Article par Lorelei BOQUET-VAUTOR , le 07/10/2013 à 17h54 , modifié le 07/10/2013 à 17h57 0 commentaire

Associé au thème du régime et au contrôle du poids l'IMC (ou Indice de Masse Corporelle) est un outil utilisé par les médecins pour déterminer les risques de santé liés au poids. On en pense quoi ?

IMC : quèsaco ?
A l'origine de l'IMC, on trouve des compagnies d'assurance qui, afin d'établir des tarifs personnalisés à leurs clients en fonction de leurs facteurs de risques santé, ont cherché à mettre un chiffre sur le surpoids. L'idée étant de taxer plus les personnes rondes sous prétexte que leur risque de développer une maladie cardio-vasculaire est plus grand. Ce qui pourrait engendrer de nombreux frais pour la compagnie.
Peu présent au XIXe siècle, l'IMC n'a été usité à des fins médicales qu'au XXe siècle. Une personne dont la corpulence est dite « normale » a un IMC compris entre 18.5 et 25. On le calcule en divisant le poids en kg par la taille en cm au carré. Par exemple pour une personne de 60 kg et de 165cm on a 60/1652 = 22. L'IMC se divise en 7 paliers :
IMC inférieur à 16.5 : état de dénutrition
IMC entre 16.5 et 18.5 : maigreur
IMC entre 18.5 et 25 : corpulence normale
IMC entre 25 et 30 : surpoids
IMC entre 30 et 35 : obésité modérée
IMC entre 35 et 40 : obésité sévère
IMC supérieur à 40 : obésité morbide
 
Les limites de l'IMC
Très utilisé par les médecins ces dernières années, certains s'insurgent, lui reprochant de ne pas prendre en compte toutes les données qui concerne un individu pour définir si ce dernier est oui ou non en état de surpoids ou d'obésité. Plus encore, on lui reproche son caractère très normatif, qui pousse à des multiples excès dans l'espoir d'entrer dans la bonne case. Un outil de pression parfois traumatisant pour les personnes en surpoids.


De récentes études scientifiques sur le sujet ont montré que l'IMC, mis au point sur une population occidentale, n'était pas adapté aux autres types de population. « Pour une même masse grasse, les Polynésiens et Afro-Américains ont un IMC supérieur aux valeurs dites normales ; par contre, les populations chinoise, thaïe, indonésienne ou éthiopienne  ont un IMC inférieur au groupe de référence occidental » explique le Dr Arnaud Cocaul dans le S.A.V des Régimes (Editions Marabout). Et ce spécialiste des régimes d'ajouter « L'IMC est un indicateur personnel très mauvais, car il ne suffit pas pour estimer l'importance de la masse grasse intraviscérale - au niveau du ventre. On en arrive même à considérer comme obèses des personnes qui ne le sont pas : 25% des joueurs du XV de France répondent aux critères du surpoids et de l'obésité ». Concrètement, l'IMC ne prend donc pas en compte la masse musculaire et la densité osseuse des individus pour établir son calcul. Ce qui fausse d'emblée les données pour toute une partie de la population (sportifs, enfants, femmes enceintes ou allaitantes, personnes aux os lourds...).
 
Les bonnes alternatives à l'IMC ? Le Dr Arnaud Cocaul propose le DXA ou DEXA, un système d'imagerie à rayons X qui « calcule simultanément la masse grasse, la masse musculaire et la densité osseuse ». Un autre moyen serait de mesurer le taux de leptine ou « hormone de la faim », elle régule les réserves de graisses de l'organisme ; pour cela, elle contrôle l'appétit et la satiété ».        
 
En d'autres termes, si l'IMC n'est pas à bannir, il convient de l'utiliser avec prudence et de ne pas s'y fier par tous les saints. Le prendre en compte pour se faire une idée de sa corpulence oui, mettre sa santé en danger pour entrer dans le bon moule non.  

 
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