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Diététique et petits prix, c'est possible

Article par Lorelei BOQUET-VAUTOR , le 13/05/2013 à 10h35 , modifié le 13/05/2013 à 16h00 0 commentaire

Dans le top 10 des a priori sur l'alimentation : bien manger coûte cher. Pas forcément vrai. On vous le prouve ici avec des astuces toutes simples.

C'est une réalité, les prix en magasins sont souvent excessifs et l'alimentation pèse lourd dans le budget des familles. D'ailleurs, les études scientifiques sur le sujet montrent que les familles les moins riches sont celles qui souffrent le plus d'obésité. Mais n'est-ce pas un peu trop facile de faire porter la responsabilité de nos mauvais comportements alimentaires sur les prix à la caisse. Car nos habitudes sont aussi responsables de nos kilos. Notre article Nutella, Herta, etc. Pas de crise pour les grandes marques, montrait que la fameux Nutella de Ferrero ne connaissait pas de perte de vente malgré la crise et qu'un foyer sur deux en consommait. Or, outre le fait que cette (délicieuse) pâte à tartiner soit une bombe calorique, elle est aussi relativement chère. Ce qui prouve bien que le prix n'est pas toujours un frein à l'achat.
Ainsi, les études ne doivent pas seulement tenir compte du pouvoir d'achat des français, mais aussi de leurs habitudes culturelles en matière d'alimentation. De notre côté, on ferait mieux de revoir nos a priori et d'apprendre à manger sainement en gardant en tête qu'un aliment peu calorique ne dépasse pas 1,5g de lipides pour 100g. Un conseil dévoilé par le spécialiste de la nutrition Jean-Michel Cohen, Mincir à Petit Prix.

 
Mincir à petit prix de Jean-Michel Cohen

 
Cuisiner soit même
Pas toujours facile, quand on n'a peu de temps ou pas l'habitude de cuisiner, de se lancer. A défaut de se transformer en Jean-François Piège, on peut cuisiner simplement et se faire plaisir. A l'achat, les produits cuisinés sont plus onéreux que les matières premières. Ils sont aussi affublés de conservateurs, sel et matières grasses que l'on n'ajouterait pas si l'on les avait nous-même préparés. Même pour des carottes ou des pommes de terre précuites. Dommage... Et puis le goût, c'est autre chose...
On réserve donc ces aliments en extra, pour les jours où vraiment rien ne va. Le reste du temps, on s'arrange pour cuisiner plusieurs rations pour faire durer sur plusieurs repas ou congeler pour plus tard.
 
Favoriser le local
Ananas du Costa Rica, avocats mexicains, bœuf argentin ou de Kobe, ... Ces aliments sont délicieux et intéressants en nutrition. Mais comme ils viennent de loin, ils nécessitent un transport par avion coûteux, qui se répercute forcément sur leur prix en magasins. Au contraire, les pommes, poires, poissons des côtes de l'Océan Atlantique et autres volailles, bien de chez nous, sont plus accessibles. On les réserve donc à une consommation occasionnelle, que l'on pourra associer à une récompense (je me fais plaisir en dégustant un bon avocat ou un ananas Victoria).

Les plus chanceux (et disponibles) pourront profiter des marchés locaux, cueillettes collectives et ventes en AMAP (ventes directes entre producteurs et consommateurs). De plus en plus d'initiatives sont proposées. On a ainsi l'assurance de manger de bons produits, avec des coûts réduits au maximum puisque les intermédiaires n'existent pas.
 
Préférer les produits de saison
De même que les produits exotiques sont chers, manger des légumes qui ne sont pas de saison a une répercussion directe sur la note à la caisse. Pour pouvoir être livrées en plein hiver, nos tomates et fraises viennent de loin (Espagne et Maroc notamment). Le plus souvent, elles sont dures et sans goût (ou du moins pas le goût original), ce qui ne les empêchent pas d'être bourrées de pesticides et autres produits chimiques.
Sans aller vers le tout bio qui revient cher, on peut tout de même s'épargner le pire et revoir son alimentation. Consommer des fruits et légumes de saison, c'est aussi l'occasion de (re)découvrir des saveurs intéressantes et de sortir de l'ordinaire. Pour avoir toujours de bons produits à portée de mains, on peut aussi miser sur les conserves qui restent très abordables.
 
Limiter les produits « marketing »
Pauvres en sucre, en graisses... et même en goût mais riches en additifs. Les produits allégés ont du succès en magasins alors que, pour la plupart, leur teneur en calories n'est pas très différente d'un produit normal. Leur seul but ? Faire augmenter les ventes et les chiffres d'affaire en faisant miroiter la minceur aux consommateurs. Comble de l'ironie, parce qu'ils sont allégés, on se dit inconsciemment que l'on peut en manger plus. Résultat, on avale plus de calories qu'avec un produit normal, pour lequel on aurait maitrisé notre consommation.
En réalité, entre un yaourt nature normal et un allégé, la différence de calories est minime. En revanche, le goût n'a rien à voir. Bref, si sur la balance, ça ne changera pas la donne, on vous promet un résultat réel sur votre ticket de caisse. 
 
Profiter des promotions et vente en gros
Rien de mieux pour faire des économies que de privilégier les gros conditionnements, notamment pour la viande, les féculents, les fruits et les légumes. A la maison, il suffit de répartir les quantités en fonction du nombre de personnes par repas et de congeler tout ou partie. Rien de plus simple. On peut également faire la chasse aux réductions sur les produits dont la date de péremption est proche, les fins de marché où les commerçants bradent souvent leurs stocks.
 
A lire aussi, notre article : Nutella, Herta, etc. Pas de crise pour les grandes marques.
 
Mincir à Petit Prix de Jean-Michel Cohen (Editions Flammarion, 14.90 euros, 2013).

 
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