On freine le rythme pour la journée de la Lenteur

Article par Lorelei BOQUET-VAUTOR , le 21/06/2013 à 09h30 , modifié le 21/06/2013 à 09h56 0 commentaire

D'origine canadienne, la Journée Internationale de la Lenteur prend tout son sens dans un monde qui tourne à toute vitesse. Et si pour une fois, on prenait le temps de vivre.

Dans notre esprit, le 21 juin c'est le printemps et la Fête de la Musique. Mais, en ce jour le plus long de l'année, c'est aussi la Journée Internationale de la Lenteur. Une initiative canadienne pour mettre notre rythme de vie au ralenti, le temps d'une journée au moins, pour toute la vie au mieux. Chez Plurielles.fr, on adore l'idée. Avec ces 6 points, on espère vous convertir à la cause et vous pousser à ralentir le rythme. Mais concrètement opter pour la lenteur c'est...


Prendre le temps de manger 
Dans un pays comme le notre, où la gastronomie est classée au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, manger "vite fait-mal fait" est un sacrilège. Haro sur les fast-foods et autres produits surgelés dont on ne connait réellement la qualité des produits. On veut retrouver du goût et du savoir-faire. C'est en tout cas ce que prône le Slow Food, un concept d'origine italienne qui invite à retrouver le goût des bonnes choses en favorisant une production raisonnée et raisonnable. Manger frais, local et de saison. Bref, retrouver le plaisir de la table, tout simplement. 
Savourer chaque bouchée comme si c'était la dernière, c'est aussi un moyen de faciliter sa digestion. Autrement dit, de "décoincer" son corps. En prime, on y gagne un ventre plus plat. Car oui, on peut être lente et mince !


Prendre le temps de respirer
Au moment où le stress se fait sentir, prendre un moment pour souffler peut s'avérer bénéfique. On en profite pour se recentrer et se projeter sur la meilleure manière d'agir. Pour retrouver son calme, on travaille en même temps sur sa respiration. Avec le pouce, on bouche une narine et on fait une légère pression avec l'index de la même main sur le front. On inspire profondément, puis on garde l'air dans les poumons quelques secondes. On expire ensuite très lentement. On alterne les narines jusqu'à ressentir un sentiment d'apaisement. Une méthode de relaxation accessible à tous, à toute heure. 


Prendre le temps de réussir
Rappelez-vous la fable Le Lièvre et la Tortue de Jean de La Fontaine. A trop vouloir faire vite, on parvient parfois à ses fins, mais dans quelles conditions. En prenant son temps, en anticipant, en étudiant les différentes options possibles, on obtient ce que l'on veut, le stress et les risques en moins. 


Prendre le temps d'aimer
Rencontrer l'homme ou la femme de sa vie, se marier et avoir des enfants. Un schéma-type que la plupart d'entre nous ont en tête et estiment nécessaire à la réussite de leur existence. Mais plutôt que de bruler les étapes, on peut aussi laisser le temps faire les choses et avancer ensemble, petit à petit. Prendre le temps de faire naitre des sentiments, les faire mûrir, puis se projeter dans l'avenir en mesurant les risques. Savourer chaque instant passé avec l'autre et consacrer du temps à son amour pour le faire perdurer. N'est-ce pas déjà aller vers une histoire d'amour susceptible de durer toute la vie ?


Prendre du temps pour soi
Qu'on se le dise, l'égoïsme a parfois du bon. Parce qu'en prenant le temps de vivre pour soi, on devient aussi, plus accessible. Cela peut paraître illogique, mais lorsque l'on est en phase avec soi-même, on est de fait plus disponible pour les autres, à d'autres moments. On est aussi plus efficace pour gérer les moments de crise, parce que c'est la seule chose que l'on a à régler à ce moment-là. Aussi devient-il crucial de conserver chaque jour un moment, aussi long que l'on puisse se le permettre, qui n'appartient qu'à soi. S'adonner à des rêveries éveillées, se laisser porter par le temps qui passe, retrouver la sensation de l'ennui, comme nous invite à la faire la journaliste Odile Chabrillac dans son ouvrage Petit Eloge de l'Ennui. Les idées pour se retrouver seul face à soi-même ne manquent pas.

 

 

Petit Eloge de l'ennui, Odile Chabrillac

 

Et finalement... Prendre le temps de vivre
Dérivé du mouvement Slow Food, le Slow Living est devenu un véritable art de vivre. Il s'oppose à une société dans laquelle les choses vont si vite que l'on peine à les assimiler et à les vivre même. Obsédés que nous sommes par l'idée de rapidité et de performance. 
Concrètement, adopter la "slow attitude", ce n'est pas se retirer sur une ile déserte, mais plutôt calquer le plus possible ses actions sur notre rythme naturel et nos envies, quand la situation le permet. C'est aussi l'idée que chaque instant, chaque action effectuée dans la journée, la plus infime soit-elle, doit être aussi importante que les autres. Le dynamisme oui, la perte du plaisir non !

 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.


VOS RÉACTIONS

Vous devez écrire un avis


de Beauté
SUR LE
    Plus de discussions sur le Plurielles.fr »
    logAudience