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Des anomalies relevées dans des compléments alimentaires

Article par , le 16/04/2009 à 10h13 , modifié le 16/04/2009 à 17h03 2 commentaires

La pilule a du mal à passer. Plus de 1700 types de compléments alimentaires ont été contrôlés en 2008. Bilan : 12,5 % d'entre eux présentent des anomalies.

Dur à avaler 

Les contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) font mal. Après les rappels à l'ordre concernant les cabines de bronzage UV, ce sont les fabriquants de compléments alimentaires qui se font remonter les bretelles.

Selon la revue Concurrence et consommation parue mercredi 15 avril, 220 anomalies différentes ont été relevées sur 1 760 compléments alimentaires contrôlés. Ces anomalies concernent surtout des affirmations commerciales trompeuses pour le consommateur ou des anomalies d'étiquetage.  
 
Près de 500 entreprises de compléments alimentaires ont vu passer la DGCCRF en 2008, et 35% d'entre elles s'en sont mordu les doigts car elles étaient en infraction. Les contrôles concernaient dans la majorité des cas l'étiquetage des emballages et la composition des gélules.

Difficile à digérer lorsque l'on sait à quel point ces petites pilules minceur, vitaminées, drainantes, relaxantes etc. sont à la mode depuis quelques années, au point de devenir une nouvelle forme de nutrition.

Sur les 220 anomalies constatées, 7% proviennent de défauts d'autocontrôle ou de traçabilité. Les deux critères permettant de commercialiser les compléments alimentaires sont très stricts : les actifs utilisés doivent être sains et leurs vertus vantées sur l'emballage doivent être véridiques.

Prévention

La DGCCRF préfère donc prévenir les aficionados de ces pilules. Pour éviter la surconsommation qui peut être néfaste pour l'organisme, elle recommande au consommateur de ne pas associer des produits vantant les mêmes propriétés. Par exemple, cumuler deux compléments alimentaires minceur est déconseillé. 

La DGCCRF recommande aussi d'éviter d'acheter des compléments sur des sites Internet hébergés hors de l'Union européenne : ces sites étrangers peuvent s'avérer mensongers, vendant des produits dont on ne connaît pas la provenance des ingrédients.

Au total, plus de 28 000 compléments alimentaires de tout type ont été contrôlés puis enregistrés dans la base de données de la DGCCRF, et plus de 3 000 d'entre eux ont été interdit de vente. Les raisons varient : présence d'un ingrédient interdit, non-conformité à la définition du produit alimentaire, etc.

En octobre dernier, l'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir avait elle aussi pointé du doigt certains compléments alimentaires, déclarant qu'ils étaient "parfois dangereux", après un test effectué sur 33 produits parmi les plus vendus. Les produits visés appartenaient à trois familles de compléments alimentaires différents, et contenaient de la vitamine C, des omégas 3 et des références "ligne et minceur".

 
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VOS RÉACTIONS

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  • Dubois, le 16/04/2009 à 13h20 : Euh, peut-on avoir la liste de ces produits ? Il seraient très intéressant pour le consommateur que je suis que la DGCCRF rendent publique cette liste
  • Croqin, le 16/04/2009 à 12h48 : Les pharmaciens devraient avoir honte de vendre des produits qu'ils savent inefficaces et parfois même dangereux.Mais toutes ces gélules et crèmes sont tellement rentables...

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