Lorsqu'on achète un produit tout fait en supermarché, on ne sait pas forcément ce qui se cache derrière. Si les fabricants affichent les infos importantes sur l'emballage, elles sont quasi incompréhensibles pour le non initié. On finit même par se dire qu'il faudrait avoir le cerveau d'Einstein pour comprendre ces messages codés. Nos astuces pour décrypter les étiquettes alimentaires et savoir enfin ce que nous réservent ce jambon sous vide, ces plats cuisinés ou ces surgelés.
S'informerPour savoir ce que vous mangez, prenez bien le temps de lire les étiquettes alimentaires car elles affichent la liste des ingrédients utilisés pour préparer le produit, sa teneur en sel, en sucre et en additifs alimentaires, le nombre de calories par portion ou par 100 grammes, l'apport nutritionnel en protéines, lipides, glucides,
vitamines, sels, minéraux, fibres, la présence potentielle d'OGM ou d'allergènes et la date de péremption.
La liste des ingrédientsSur l'étiquette, les ingrédients sont classés par leur poids, du plus important au moins important. Les ingrédients cités en premier sont ceux qui ont été le plus utilisés dans la composition du produit, qui pèsent le plus dans cette dernière. En dernier, les moins lourds. On évite donc les listes qui débutent par de l'eau (l'
aliment n'aura alors aucune valeur nutritionnelle), par des matières grasses, même végétales, ou du sucre (pas du tout équilibré). On laisse également de côté les produits aux noms d'ingrédients imprononçables ou inconnus car ce sont souvent les moins sains. On leur préfère les
aliments dont l'étiquette contient le moins d'ingrédients possible.
Evaluer la teneur en selOn le sait manger trop salé n'est pas bon pour la santé. Or les produits industriels sont souvent pointés du doigt pour leur trop haute teneur en sel. Qu'en est-il vraiment ? La loi n'oblige pas les fabricants de produits agro-alimentaires à indiquer sur les étiquettes la teneur en sel d'un
aliment. Ils ne mentionnent donc souvent que la teneur en sodium. Or le sodium n'est qu'un des composants du sel. Quand une étiquette affiche ainsi 1 g de sodium, il contient en fait 2,5 g de sel, sachant que la limite quotidienne recommandée est de 2,3 g. Pour savoir exactement quelle quantité de sel on consomme, on multiplie ainsi par 2,5 le chiffre de la teneur en sodium.
Attention également, les étiquettes indiquent souvent la teneur pour 100 g même si le produit pèse 200 ou 400 g. On fait là aussi travailler nos méninges pour évaluer la quantité de sel consommé. Si on achète un plat de 400 g contenant 1g de sel/100 g, on consommera en réalité 4 g de sel. Mais l'inverse est aussi valable. Si on ne mange qu'une portion des 100 g, on en consommera moins forcément.
Trouver les sucres cachésGlucide, saccharose, fructose et autres ingrédients finissant en ose : il y a plus de 40 noms pour désigner le sucre. On lit donc bien attentivement l'étiquette et on opte pour des produits en contenant moins de 5 g par portion. Attention également à la mention « sans sucre ajouté », cela ne veut pas dire que le produit ne contient pas de sucres mais qu'aucun glucides n'a été incorporé dans sa préparation. Les
aliments utilisés pour élaborer le produit peuvent eux en contenir dans n'importe quelle quantité. De plus, sans sucre signifie par défaut sans saccharose mais cela n'empêche pas la présence ou l'ajout d'autres sucres (lactose, fructose...).
Méfiance également au sujet des produits allégés. Cette notion est finalement assez vague et peut-être utilisée si le produit a été allégé en alcool ou en gras. De plus, lorsqu'un produit est allégé en sucre, on compense souvent en rajoutant des matières grasses ou vice versa. Nutritionnellement, on perd à tous les coups.
Que penser des additifsCe sont les fameux E dans la liste d'ingrédients. Colorants, édulcorants, conservateurs, émulsifiants... : ces substances, d'origine naturelle, sont censées améliorer les
aliments. Mais s'ils sont tous classés sous la même lettre, ils ne sont pas tous à mettre dans le même panier. On ne peut se passer de certains (les conservateurs qui empêchent la dégradation des
aliments) alors que d'autres semblent surpeflus. On s'interroge même aujourd'hui sur leur possible nocivité. Quelques uns seraient responsables d'allergies (les exhausteurs de goût tel le glutamate de sodium, E621) ou d'intolérances alimentaires. D'autres seraient potentiellement cancérigènes car ils contiennent des substances chimiques pas inoffensives lorsque consommées à fortes doses. On s'informe donc des numéros à éviter ou de ceux dont il vaut mieux ralentir la consommation.