Après une bonne journée de ski, rien de tel qu'un dîner copieux (raclette, tartiflette, fondue). On peut se passer de petit déjeuner le lendemain et arriver tôt sur les pistes.Faux ! Même si le dîner est en général copieux après une longue journée de
ski et reste un moment convivial où l'on partage les spécialités régionales, ce n'est pas une raison pour sauter le
petit déjeuner le lendemain. Ce dernier reste le repas le plus important de la journée et conditionne son bon déroulement. Pour un skieur, il doit être complet et équilibré. Il comportera :
Une boisson (chaude ou froide) pour l'hydratation de l'organisme.
Un fruit cru ou un jus de fruits pour les vitamines.
Un laitage pour le calcium.
Des tartines de pain beurrées ou des céréales pour fournir de l'énergie à l'organisme tout au long de la journée.
Vous pouvez y ajouter un œuf à la coque ou une tranche de jambon pour tenir jusqu'au déjeuner.
A la montagne, il fait froid, pas besoin de boire beaucoup.
Faux ! Comme toute activité physique, le
ski nécessite des efforts de la part de tout l'organisme. Il produit de l'énergie et donc de la chaleur. Le tout entraînant une augmentation de la transpiration. On ne s'en rend pas toujours compte à cause du froid. De plus, en altitude, l'oxygène se raréfie et l'on s'essouffle d'autant plus vite qu'il s'agit d'un premier séjour après une longue période à basse altitude. Le cœur bat plus vite, la respiration s'accélère pour pallier le manque d'oxygène. Cette hyperventilation dans un air sec favorise la déshydratation de l'organisme. Les pertes d'eau peuvent occasionner une baisse de rendement et un mauvais fonctionnement des cellules, avec comme conséquences possibles des douleurs
musculaires, des entorses, des claquages...
Emportez donc avec vous une petite bouteille d'eau et prenez un grand bol de thé ou de chocolat chaud en rentrant. Sur la journée, buvez au moins 1,5 litre d'eau.
Le vin chaud est un bon moyen de s'hydrater et de se réchauffer pour retrouver ses forces.
Faux ! Certes, le vin chaud hydrate, mais contrairement aux idées reçues, l'alcool ne réchauffe pas et ne joue aucun rôle bénéfique en altitude. En dilatant les petits vaisseaux sous la peau, il procure une sensation de chaleur instantanée, mais éphémère. L'organisme est alors exposé à un refroidissement plus important. De plus, l'alcool peut être parfois à l'origine d'une chute brutale de la glycémie (taux de sucre dans le sang), pouvant entraîner des accidents sur les pistes.