L’apparition de l’e-cigarette
Alors que l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) soutenait un grand nombre de pays dans leur lutte contre le tabagisme, l’e-cigarette, ou cigarette électronique, apparaissait, en 2004, en Chine.
Présenté comme le remède efficace et sans danger pour arrêter de fumer, l’e-cigarette connut, dès le départ, un succès fulgurant, envahissant peu à peu tous les marchés nationaux.
Un accueil mitigé
Les producteurs, les cigarettiers, ne masquèrent pas leur réprobation, et lorsque l’on connaît la puissance du lobby du tabac, on n’imaginait pas que, quelques années plus tard, en 2010, l’e-cigarette se soit imposé comme le remède à la cigarette, à travers le monde.
Beaucoup de fumée pour rien
Les substituts classiques au tabac, tels que le patch, la gomme, et les autres inhalateurs, sont soumis à des autorisations de mise sur le marché, et d’un suivi drastique (vente en Pharmacie, contrôle médical). Cette rigueur ne s’appliquait pas à l’e-cigarette qui reste commercialisée par des entreprises privées, n’ayant aucun compte à rendre aux autorités sanitaires.
Les "cigarettes bonbons"
Incorporant à ces cigarettes électroniques des arômes artificiels, comme du chocolat, des fruits, du menthol, les fabricants se sont vus rappeler à l’ordre par une majorité de gouvernements, dont la France.
La lutte des politiques anti tabac se focalisant sur les jeunes, les autorités soulignaient que ces cigarettes attiraient encore plus les adolescents, d’où leur interdiction, depuis 2009.
Remède ou simple cigarette ?
Alors que les producteurs mettent en avant l’innocuité de leurs produits, l’OMS a rappelé qu’aucune étude ne confirmait cette innocuité, tout en admettant qu’aucune autre ne prouvait le danger de ces substituts.
Néanmoins, l’organisation mondiale soulignait la présence de nicotine liquide (plus dangereuse que la nicotine traditionnelle) dans les filtres de ces cigarettes électroniques. Or, aux doses présentes dans ces filtres artificiels, la nicotine pourrait, selon l’OMS, être dangereuse, voire mortelle, pour les jeunes enfants.
Un avenir compromis
170 pays se sont réunis ce printemps, en Uruguay, sous l’égide de l’OMS, pour évoquer les politiques anti-tabacs. Rien n’a été formellement décidé, concernant l’e-cigarette, mais les enquêtes sont en cours, et les sommets prévus en 2012 devraient sceller le sort de ces cigarettes électroniques.








