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Je me (re)mets au sport : J'ai testé l'Aïkido

Article par Virginie Gonçalves , le 04/10/2010 à 11h42 , modifié le 04/10/2010 à 11h51 0 commentaire

Pour garder la forme, il y a d'autres alternatives que les sports classiques : fitness, course, natation... Et si on s'essayait aux arts martiaux ? Ils permettent de travailler le corps mais également le mental. On a testé pour vous l'Aïkido.

A la grande époque où Alias était THE série culte, je me rêvais en Sidney Bristow, alias Jennifer Garner. Elle savait mettre ses ennemis KO comme pas deux. Et moi, je me voyais déjà enchaîner comme elle les coups de poings, coups de pieds et rotation sur moi-même. Finalement, je n'ai jamais sauté le pas en me mettant à un sport de combat. Judo, karaté, kung-fu : tout ça me semblait trop violent pour ma petit nature. Et puis, j'ai entendu parlé de l'Aïkido. Cet art martial japonais, basé sur une philosophie de non-violence, ne nous enseigne pas à nous battre mais à décourager l'attaque. C'est un peu l'ancêtre des techniques de self-défense. On y apprend à utiliser la force de l'assaillant et à la retourner contre lui.
Je commence l'Aïkido

C'est donc décidé, je tente l'expérience. Je pénètre dans un dojo pour la première fois. Le cours est mixte : hommes, femmes et aussi ados puisque ce n'est pas le gabarit ni la force physique qui comptent. On commence par le salut puis on s'installe sur le tatami pour des étirements. J'apprends ensuite la position de base, appelée hanmi : on fait un pas vers l'avant avec un pied, tout en restant dans l'alignement de la jambe, le genou plié, tandis que la jambe arrière doit rester bien droite et le pied arrière doit être légèrement ouvert vers l'extérieur. Cette position permet de rester bien campée dans le sol quand on nous attaque. En gardant ainsi l'équilibre, on sera toujours en position de force.

Pour l'instant, tout parait facile. Mais cela va vite se corser. On doit ensuite pivoter sur nous-mêmes et reprendre la position de base tout en esquivant un adversaire ou en simulant une attaque avec la main. Une fois, deux fois, dix fois, de plus en plus vite. Ca n'a l'air de rien mais je suis déjà essoufflée et en sueur. Ce sera d'ailleurs le cas pendant toute la séance. Je n'ai pas toujours eu l'impression de me dépenser beaucoup car, étant débutante, j'ai travaillé les mouvements de base en prenant mon temps mais à la fin du cours j'ai bien senti que mes muscles avaient vraiment été sollicités. D'ailleurs, le lendemain, j'avais plus de courbatures aux jambes qu'après un cours de fitness. On n'a pas forcément le cœur qui bat à 100 à l'heure mais on se dépense autant que dans un cours de gym.

Après cette petite entrée en matière, on passe aux choses sérieuses. Tous les exercices se font à deux, chaque partenaire ayant un rôle précis : attaquant et attaqué. En général, les débutants font la paire avec des gradés qui pratiquent depuis longtemps pour apprendre plus facilement. Première étape : apprendre à tomber sans se faire mal. Ca a l'air simple dit comme ça mais ce n'est vraiment pas de la rigolade. L'important est de ne pas tomber sur le dos. Mais pour une chute parfaite de nombreux éléments sont à prendre en compte : il faut garder le pied dans la bonne position, plier la bonne jambe, rouler du bon côté, ne surtout pas lâcher le bras de l'adversaire et frapper le tatami avec la main restée libre. Un exercice qui me met tout de suite au tapis. Il me faut au moins dix chutes pour tomber correctement. Et encore, c'est parce que je suis au ralenti. Dès que je tente en vitesse normale, c'est une nouvelle fois la bérézina.

On s'essaye ensuite à esquiver et à répondre à une attaque. Me voilà aux prises avec une prise justement que je suis bien incapable de reproduire. Position des pieds, des mains, différents mouvements : mon corps et mon cerveau sont en ébullition. Je manque aussi à plusieurs reprises d'être mise à terre par moi-même. Là, je facilite vraiment les choses à mon adversaire. Mais je persévère car je me dis qu'un jour, peut-être, j'aurais besoin de ce savoir dans la vraie vie. Et puis, j'ai eu droit à un cour accéléré ce jour-là. Normalement, on commence d'abord par les bases : apprendre son rôle, à se tenir bien droit, les déplacements et les mouvements principaux. L'important étant de toujours rester centré, bien stable sur pieds. A partir de là, l'apprentissage des différentes situations devient plus aisé.

Pourquoi on aime : Quand on maîtrise les fondamentaux, tout devient plus fluide et cela ressemble à une chorégraphie. Et, surtout, cela permet d'apprendre à se défendre tout en gardant la forme et en faisant travailler les muscles. Un sport plus que complet.

Où pratiquer : Pour trouver un club, rendez-vous sur le site de la Fédération française d'Aïkido, www.aikido.com.fr.

 
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