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J'ai testé les chaussures minceur !

Article par Virginie Gonçalves , le 17/06/2010 à 09h05 0 commentaire

Se muscler sans faire de sport et même sans faire d'efforts, c'est la promesse des chaussures amincissantes. Le rêve pour la paresseuse que je suis. J'ai donc testé trois spécimens pour comprendre le pourquoi du comment.

Première chaussure à passer le crash test, l'Easytone de Reebok.

Le principe ? Des petits coussinets ont été insérés dans la semelle afin de créer une instabilité qui va obliger les muscles du bas du corps à travailler plus à chaque pas. Un procédé qui favoriserait le raffermissement. Côté look, elles font plutôt low profile par rapport à certaines concurrentes et c'est tant mieux. J'ai opté pour la version noire et rose fuchsia, discrète mais avec tout de même une touche girly. Je les enfile et je pars faire mes courses. Après quelques minutes de marche, je me surprends à penser : "mais ça ne fait rien du tout en fait, ce ne serait pas encore un attrape nigauds tout ça !" En effet, on ne sent pas vraiment le déséquilibre et elles se font rapidement oublier. Mais c'était un leurre ! Au bout de dix minutes, je suis essoufflée et je commence à avoir mal aux jambes. Je suis à la peine sur un trajet que je fais normalement en un clin d'œil. Arrivée à destination après vingt minutes de marche, je me vautre sur le canapé pour me remettre de l'effort. Et, quand il faut repartir, je traîne des pieds. Je suis fatiguée moi. Car même si nos habitudes ne changent pas, on en demande effectivement plus aux muscles des jambes et ça se sent. Les fesses, elles, morflent moins. Mais peut-être est-ce parce que mes muscles y sont tellement enfouis sous la graisse qu'il va falloir les porter vraiment assidûment pour que quelque chose se passe.

Deuxième crash test avec les Sveltesse de Royal Thermes Institut.

Entre les tongs et les espadrilles, mon cœur balance. Finalement je choisis les secondes, véritables it shoes de l'été. Pas de coussinets déstabilisants ici mais une semelle plus épaisse à l'avant du pied, le talon se retrouvant ainsi plus bas que les orteils. Cette inclinaison permet un meilleur retour veineux, luttant ainsi contre la cellulite. Oui, parce qu'en plus d'être molle, j'ai des problèmes de peau d'orange. Personne n'est parfaite. Cette différence de niveau déplace également le poids du corps vers l'avant, rééquilibrant notre posture. Je les enfile et je passe donc ma première journée en pente douce. La sensation est assez bizarre, presque désagréable. Mon erreur : ne pas avoir suivi les instructions pas à pas. La marque conseille de ne les porter que 20 à 30 minutes les premiers jours pour s'habituer à l'inclinaison, puis 3 heures par jour pendant un mois pour voir les premiers résultats. Moi, je ne les ai pas quitté de la journée. Le lendemain, je suis donc le mode d'emploi au pied de la lettre et ça va beaucoup mieux. Je ne suis plus dérangée par cette position du pied un peu particulière. Mon corps peut donc faire sa gym tranquillement pendant que je vaque à mes occupations. D'ailleurs, preuve de ce travail insidieux, à la fin de la journée, j'ai mal aux chevilles, aux mollets et aux genoux. Côté look, on apprécie l'effort fait pour proposer des chaussures un peu mode mais elles ne passent pas vraiment inaperçue pour autant.

Dernière chaussure à passer l'épreuve du feu, la Startlit de Scholl.

Quand je découvre la bête, je prends peur. Cette basket a la semelle incurvée comme la coque d'un bateau. Une courbure qui n'est pas anecdotique puisqu'elle favoriserait une marche active et permettrait ainsi de tonifier les jambes, booster la circulation sanguine tout en aidant à corriger la posture. Mais pour moi qui ai des problèmes d'équilibre même en ballerines, je me demande comment je vais bien pouvoir faire pour tenir debout avec elles aux pieds. Je décide donc de m'octroyer un temps d'observation en les portant d'abord à la maison. Les débuts sont plutôt titubants et je manque de tomber en courant ouvrir ma porte d'entrée. Mais, après quelques jours d'essais, mon corps trouve enfin une position qui me maintient à flot. Je décide donc de me jeter à l'eau et d'emmener les Starlit faire un tour. En fait, une fois qu'on est lancée, on est parfaitement stable. Et moi qui suis en général un peu tassée, je marche la tête haute, la semelle incurvée m'obligeant à me tenir droite. Côté sensations, contrairement aux autres chaussures où c'est le bas de la jambe qui prend, là ce sont mes cuisses qui se rappellent à moi. Niveau look, la semelle imposante nous fait gagner quelques centimètres. J'avais l'impression de surplomber tout le monde, un peu comme quand je porte des chaussures à talons, en moins glamour tout de même.

Le bilan : En modifiant notre posture lorsqu'on marche, ces chaussures permettent de se raffermir sans faire d'efforts supplémentaires. Mais elles ne sont pas de tout repos pour autant. Les premiers jours d'utilisations, on sent qu'elles en demandent plus à notre corps. Et, comme pour le sport, si on veut obtenir de réels résultats, il faut vraiment être assidue. Le seul bémol finalement, c'est leur look en général pas très glamour. Pour se faire un corps sexy, il faut donc accepter de ne pas l'être pendant un certain temps.

Infos pratiques :
* Easytone, Reebok, 100 €. Pour les sportives, Reebok sortira en septembre la Runtone, une version pour le running, et la Traintone, pour le fitness, qui bénéficieront de la même technologie. www.reebok.com
* Espadrilles Sveltesse, Royal Thermes Institut, 24, 90 €. Pour celles qui préfèrent avoir les pieds à l'air libre en été, le concept existe aussi en version tongs et sandales. En pharmacies et parapharmacies.
* Starlit, Scholl, 129 €. Elles existent également en version sandale. En pharmacie et sur www.la-boutique-scholl.fr

 
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