Le diabète est une augmentation du taux de glucose dans le sang, ce qui se mesure par un taux de glycémie à jeun supérieur ou égal à 1,26g/l.
On distingue le diabète de type I, sucré, qui est souvent la conséquence d'une maladie auto-immune. Il est la majeure partie du temps insulino-dépendant.
Le diabète de type II est un diabète surgissant à l'âge adulte ; il est souvent lié à des problèmes de surpoids voire d'obésité. Souvent non insulino-dépendant, cette maladie peut cependant nécessiter un recours à l'insuline pour contrôler la glycémie. Au diabète de type II peuvent être associés des risques de maladies cardiovasculaires, d'hypertension artérielle, de hausse du taux de triglycérides, de baisse du taux du cholestérol HDL (le " bon " cholestérol).
Pendant la grossesse, certaines femmes souffrent d'un diabète gestationnel qui peut engendrer plus tard un diabète de type II, voire représenter une première manifestation du diabète du type I.
Les complications liées à cette maladie sont multiples et sérieuses. Les malades peuvent perdre la vue (rétinopathie diabétique) et doivent suivre des examens réguliers afin de traquer ce genre de problème avant que les signes n'apparaissent. Autres effets graves susceptibles de surgir : la neuropathie périphérique diabétique ou lésion des pieds avec perte de sensibilité pouvant aboutir à l'amputation, et la néphropathie diabétique, une insuffisance grave des reins menant à la dialyse. Près d'un malade sur deux décède d'un accident cardiovasculaire (infarctus, angine de poitrine, problème cérébro-vasculaire). Le tabagisme, l'hypertension, l'hypercholestérolémie, le surpoids et l'obésité sont des facteurs qui, couplés avec le diabète, aggravent hautement les risques.
Prévention et dépistage sont, à l'heure actuelle, les deux meilleures voies pour lutter contre la progression inquiétante de la maladie. Le dépistage du diabète est essentiel car, à notre époque, il est souvent diagnostiqué quand les complications s'en mêlent comme par exemple un infarctus. En contrôlant et équilibrant la glycémie, dans le cas des diabètes de types I et II, mais aussi le cholestérol et l'hypertension pour le diabète de type II, les risques de complications diminuent fortement, permettant au malade de vivre de façon épanouie.
Les examens de dépistage consistent en un examen du fond de l'œil une fois par an pour traquer les éventuelles lésions. L'ophtalmologue place dans les yeux quelques gouttes de produits pour dilater la pupille. Concernant les lésions des pieds, les diabétiques perdant la sensibilité ne perçoivent pas les durillons et infections susceptibles de se gangréner. Pour mesurer la perte de sensibilité, il suffit pourtant de se faire tester par le podologue qui utilise un fil de nylon exerçant une pression de 10 g sur les pieds. Soins mal remboursés, questions budgétaires complexes ne devraient cependant pas suffire à expliquer ce manque de prévention.
Notre conseil
Si vous avez une hérédité lourde ou si vous souffrez de symptômes comme une élimination excessive d'urine, une augmentation de la soif ou de la faim, une perte de poids, une faiblesse excessive, une vision floue, un processus de cicatrisation ralenti, des fourmillements de pieds et de mains, n'hésitez pas à en parler à votre médecin. Il saura vous diriger pour effectuer les examens adéquats et nécessaires.