Spécialité bretonne, l'existence du far est attestée pour la première fois par des écrits datant du 18
ème siècle. On distingue à l'époque le far salé, réalisé avec de la
farine de blé noir et consommé en accompagnement des viandes, du far sucré qui est un dessert.
L'histoire retrace de plus la préparation du far sous des appellations multiples. L'on parle ainsi du
farz fourn pour le far cuit au four, du
fars bilig pour les plats à poêle, du
farz gwad pour les fars salés, et du
fars pod pour les fars cuits à la marmite.
La consommation du far salé reste néanmoins limité à la Bretagne tandis que la recette du far sucré se répand dans l'hexagone comme une traînée de poudre au milieu du 19
ème siècle. Une expansion qui s'explique par l'ouverture de la région aux transactions commerciales avec des villes situées à proximité.
Dès le 19
ème siècle, le far breton devient donc un met populaire, jusqu'à se hisser au rang de spécialité dans de nombreuses
pâtisseries. Réservé traditionnellement aux grandes célébrations, fêtes religieuses et fêtes familiales, la recette du far breton se vulgarise, permettant au
gâteau de se retrouver sur les tables des gourmands. Aux pruneaux, aux
raisins, au rhum, ou à la vanille, les variantes se succèdent mais il semble bien que le far breton aux pruneaux fasse encore l'unanimité.