Aux origines de la
bûche pâtissière existe une ancienne tradition de Noël. La coutume, apparemment dérivée de diverses célébrations païennes associées au solstice d'hiver et remontant au 12
ème siècle dans la plupart des pays européens, notamment la France et l'Italie, mais aussi au Québec, consistait à allumer à la veille de Noël une
bûche dans l'âtre de la pièce à vivre. Cette
bûche, faite de bois franc et dur, devait se consumer lentement entre Noël et le Jour de l'An et était considérée comme un présage de l'année à venir
La tradition aurait perduré jusqu'au dernier quart du 19
ème siècle, les grands âtres étant progressivement remplacés par les poêles en fonte. On pouvait alors retrouver une petite
bûche en centre de table, décorée de verdure et de bougies.
Puis, afin de continuer à faire vivre cette belle tradition, un pâtissier aurait eu l'idée d'inventer en 1945 un
dessert qui serait présent sur toutes les tables familiales lors des fêtes de fin d'année. Une
pâtisserie cylindrique, la fameuse
bûche de Noël, apparue toutefois selon certains historiens bien plus tôt, dès le 19
ème siècle dans la région Poitou-Charentes.
Traditionnellement réalisée à partir de crème au beurre, la
bûche de Noël est depuis de nombreuses années maintenant déclinée glacée, à la crème de marron, ou sous forme de biscuit roulé. Vanille, chocolat, café, praliné, liqueur de Grand Marnier ou fraise, autant de parfums classiques et appréciés mais qui laissent souvent leur place à des saveurs plus exotiques, telle l'exquise
bûche Mogador de Pierre Hermé, sublime alliance de ganache de chocolat au lait et fruits de la passion.