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Tendance : la cuisine asiatique est-elle l'avenir de la cuisine française ?

Article par Emmanuelle LOPEZ , le 09/05/2013 à 10h55 0 commentaire

Saveurs exotiques, intérêt diététiques, la cuisine asiatique plaît... Chinoise, japonaise, thaïlandaise... La cuisine asiatique influence nos chefs Français si bien que les frontières entre ces cultures s'estompent dans chacune de ces alliances.

La cuisine asiatique plaît
Le poids du marché asiatique en France est de plus en plus important, notamment grâce à la "restauration hors foyer" qui, selon le groupe d'études économiques et sectorielles Xerfi "joue un rôle majeur dans l'exposition des consommateurs aux nouvelles saveurs. L'augmentation du nombre d'établissements proposant des produits exotiques, notamment sur le créneau de la restauration rapide, a contribué au développement du marché."

"Les Français sont les plus gros consommateurs de sushis en Europe. Le phénomène est particulièrement parisien mais il commence à se développer en province [...] Dans les cinq à sept ans qui viennent, le nombre de restaurants de sushis pourrait tripler. La montée en puissance des chaînes va favoriser l'expansion des indépendants, qui représentent aujourd'hui plus de 85 % du marché", déclarait Bernard Boutboul, directeur général du cabinet Gira Conseil, dans une interview sur lefigaro.fr.

Sushi Shop, créé en 1998, s'est imposé comme leader en France avec 70 restaurants au compteur (plus 10 à l'étranger). La chaîne prévoit de presque doubler ses points de vente (120) d'ici fin 2015, en s'installant dans toutes les villes de plus de 60.000 habitants.

Une cuisine saine et facile
L'intérêt nutritionnel et diététique de la cuisine asiatique n'est pas sans rapport avec notre engouement pour elle. "Malgré une forte teneur en sel (notamment dans les sauces), la cuisine asiatique reste bien moins grasse que la cuisine française, nems et autres fritures mises de côté. Le mérite en revient aux cuissons type wok ou vapeur qui nécessitent peu ou pas de matières grasses et préservent les nutriments des aliments. Autre atout, la cuisine asiatique accommode, dans de petites portions, céréales, légumes et fait la part belle aux produits de la mer, comme le thon, le saumon riches en oméga 3. Des nutriments qui ont tendance à faire défaut à notre alimentation occidentale", explique Corinne Peiranio, nutritionniste - diététicienne experte de l'AFDN (L'Association Française des Diététiciens Nutritionnistes) à Paris.

Finalement se mettre à la cuisine asiatique n'est pas bien compliqué. "Quelques herbes, épices et condiments comme la coriandre, le gingembre, le curcuma, l'ail..., réputés pour leur propriété, digestives, anti oxydantes... transforment un plat. Il n'y a pas besoin de grand-chose pour cuisiner ou apporter une note d'Asie à ses préparations", souligne Alix Lefief, auteure de l'ouvrage Petites recettes magiques asiatiques. Et si selon elle, cette cuisine plaît c'est parce qu'elle est facile à réaliser, toujours très appréciée et aussi économique : la viande et le poisson ne sont pas forcément nécessaires. "Les protéines végétales, très utilisées en Asie sont une alternative à notre surconsommation de viande", précise-t-elle.

La cuisine Française se renouvelle
La cuisine asiatique ne séduit pas uniquement les consommateurs lambda, les chefs français s'y sont mis. Fabrice Monot, chef exécutif du restaurant Miss Kö (Paris 8), accorde une place importante à la cuisine asiatique. "J'aime les épices. La grande variété d'épices d'Asie, permet la réalisation de plats puissants ! Sans parler des multiples possibilités de mélange de sucré, de salé, dégustation des plats cuits ou crus !" Dans cette "cantine de luxe", les makis, sushi, nems, bobuns, tempuras... Toutes ces préparations typiques asiatiques... sont revisitées à la sauce française et même européenne, pour proposer des mets « surprenants et sains". Le rouleau de printemps est garni d'asperges et avocats, les gyozas de bœuf bourguignon, de foie gras... "Je prends le meilleur de chaque culture pour créer une cuisine fusion. Pas question de nier notre patrimoine, mais les intérêts : diététique, gustatif, visuel et technique de la cuisine asiatique ont leur rôle à jouer dans la gastronomie française", continue d'expliquer Fabrice Monot.

Chez David Zuddas, chef et propriétaire du restaurant DZenvies à Dijon, l'alliance culinaire France / Asie est souvent subtile voire invisible. Son œuf parfait, réalisé d'après la recette traditionnelle japonaise, connait un vrai succès. Lui, ce qui l'intéresse dans la cuisine asiatique et nippone plus particulièrement c'est la technique de découpe, les différentes cuissons, le jeu des textures, la présentation minimaliste mais "ça ne sert à rien de faire de la cuisine asiatique simplement pour faire de la cuisine asiatique. Un plat raconte une histoire, elle doit être cohérente".

La cuisine asiatique inspire nos chefs français, elle s'invite et se mêle à nos produits de terroir mais de là à penser qu'elle pourrait supplanter la gastronomie française dont, rappelons-le, l'Unesco a inscrit le repas au patrimoine culturel en novembre 2010, non ! "Il y a encore tellement de choses à faire et à découvrir avec la cuisine française. » s'exclame David Zuddas.


Voir les sites : www.miss-ko.com et www.dzenvies.com

 
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