Le
pain d'épice ne date pas d'hier ! Les anciens Egyptiens consommaient déjà un
pain au miel et aux
épices. Une version du
pain d'épice se retrouve ensuite en Grèce puis à Rome mais sous forme de friandises frites arrosées de miel.
Si on regarde l'histoire à la loupe, on se rend alors compte que le véritable ancêtre de notre
pain d'épice serait chinois. En effet, au Xème siècle, les Chinois mangeait un
pain de miel aromatisé avec de nombreuses
épices et cuit au four. Son périple jusqu'à nous est passionnant. Alimentation favorite des cavaliers de Gengis Khan, ce
pain se répand alors avec la guerre chez les Arabes. Les Européens entrent alors en scène avec les Croisades. Les Croisés chanceux qui ont pu revenir dans leurs terres natales, rapportèrent des trésors pleins leurs besaces dont ce fameux
pain d'épice. Il se diffuse alors très largement en Allemagne et en Alsace, où la tradition du
pain d'épice est très bien connue, et poursuit son bonhomme - en
pain d'épice - de chemin jusqu'à Reims, où il s'impose avec une recette à base de
farine de seigle.
Le succès de ce
pain étaient très largement dû à ses
épices : clou de girofle, poivre, gingembre, muscade et cannelle. Au Moyen-Âge, elles permettaient de masquer le goût de la
farine souvent rance. Heureusement, ce n'est plus le cas maintenant ! Un
pain d'épice à la
farine de froment apparaît à Dijon en 1711, avec Bonaventure Pellerin, le premier "
pain d'épicier" inscrit au registre du Commerce des Halles. La maîtrise de la recette du
pain d'épices devient alors un véritable art qui se léguera au sein de grandes dynasties telles la maison Mulot-Petitjean qui exerce encore aujourd'hui. Quelle aventure !