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Dans le cabinet d'un coach

Article par Raphaëlle Segerer , le 13/12/2005 à 11h45 , modifié le 18/11/2008 à 17h26 0 commentaire

Valérie Bergère, co-fondatrice de la société Excamino, aide les salariés à résoudre leurs problèmes professionnels.

Dans le vaste bureau où elle reçoit les salariés financés par leur entreprise pour un coaching professionnel, Valérie Bergère égrène les noms des méthodes qu'elle utilise comme autant d'ingrédients d'une mystérieuse recette de cuisine : intervention systémique, approche cognitive, Palo-Alto, école du paradoxe...

Quand une entreprise fait appel à Valérie Bergère via sa société Excamino, c'est toujours pour résoudre problème précis: crise de management, agressivité, timidité, manque de motivation... Avec méthode, finesse et expérience, la coach tente de dénouer les nœuds du problème.


Concrètement ça donne quoi ?

Chaque personne qui pousse la porte d'Excamino dans le cadre d'un coaching commence par réfléchir à l'aide des questions suivantes : " Quel est le problème ? Quelles en sont les conséquences ? Que voudriez-vous ? Qu'avez-vous déjà essayé ? Est-ce qu'on pourrait essayer d'autres choses ? "
Ainsi, le coach commence déjà à aider la personne à changer de point de vue sur son problème : " Il s'agit de sortir les gens du système où ils se maintiennent eux-mêmes à leur insu." Prenons l'exemple d'une personne totalement paralysée lors de ses présentations en comité de direction. On propose alors l'exercice suivant : " La prochaine fois, n'essayez pas d'être plus à l'aise. Soyez aussi peu sûre de vous que d'habitude pour que l'on voie bien comment le trac apparaît et perdure. Prenez une feuille et dès que vous en avez la possibilité, notez en un seul mot la manière dont s'exprime votre trac. " Autoriser, voire recommander de vivre son problème, c'est ce qu'on appelle une " injonction paradoxale ". Un peu comme de dire à un insomniaque : la nuit prochaine, ne dormez pas.



Un progrès en 5 ou 6 séances

Pour ce qui concerne la personne intimidée, Valérie Bergère se fiche des mots que celle-ci va noter. " Ce qui compte c'est que j'autorise son trac, que je détourne son attention et qu'elle expérimente autre chose. "

Avec ce traitement - ou un autre adapté à la personne et à son problème - la situation évolue généralement en cinq ou six séances. Le déclic peut se produire grâce à une phrase ou un exercice proposé par le coach, mais c'est toujours la personne coachée qui découvre la bonne solution. Sa propre solution.

" Tout ça, c'est beaucoup de bon sens ", résume la coach. Oui, mais aussi beaucoup d'expérience, une formation solide et continue, de la finesse, sans oublier la curiosité et l'envie. Car pour exercer correctement cette activité, il semble évident qu'il faut préserver un regard neuf pour ne pas classifier les gens et leurs problèmes dans des cases toutes faites. Cette fraîcheur, la voix de Valérie Bergère en témoigne quand elle termine l'entretien avec enthousiasme : " Systématiquement à chaque fin de coaching qui se finit bien, je me dis : c'était donc ça sa solution à lui ?! "

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