Témoignages : la honte de ma vie

Article par Clémence ORCEL , le 27/07/2009 à 15h33 , modifié le 08/09/2009 à 17h57 0 commentaire

Alors que les petites gaffes ne laissent généralement pas de traces profondes, les grosses hontes, elles, ont tendance à nous coller à la peau. Plusieurs années après, Laura, Delphine et Guillemette s'en souviennent comme si c'était hier.

Laura, 31 ans, employée de banque
"C'était pour l'anniversaire de mes 27 ans. Mes copines m'avaient trainée de force à une soirée karaoké. Je ne sais pas chanter et je ne suis pas spécialement à l'aise en public, donc ça ne m'enchantait pas. Histoire de ne pas les décevoir et de faire passer cette soirée plus vite, j'ai fait des allers-retours fréquents au bar, sans compter les cocktails et boissons alcoolisées que j'ingurgitais. Au bout d'une heure et demie, j'étais complètement saoule. J'ai titubé jusqu'à la scène, me suis mise à chanter (si on peut appeler ça chanter) sur du Gilbert Montagné, en faisant une espèce de strip-tease bidon, tout sauf sexy. Le temps que mes copines m'arrêtent, j'étais en sous-vêtements devant une bonne centaine de personnes. Les gens ont pris des photos et j'ai entendu parler de cette soirée pendant des mois. Aujourd'hui encore, je rougis rien que d'y penser. Les soirées open bar, c'est fini pour moi !"

Delphine, 25 ans, puéricultrice en crèche
"Je venais de finir mes études et il était temps que je me trouve un travail. Je devais passer plusieurs entretiens dans des crèches proches de chez moi. Je m'étais bien préparée pour mon premier rendez-vous : tenue correcte de la tête aux pieds, maquillage léger et féminin, air déterminé, mine enjouée, etc. Je devais faire bonne impression ! Le début de l'entretien s'est très bien passé mais je me sentais un peu ballonnée. A un moment, la directrice s'est levée pour aller faire quelques photocopies et m'a laissée seule dans son bureau. Au bout de quelques minutes, je n'ai pas résisté : j'ai roté. Je ne m'attendais pas à un tel bruit, ma future patronne non plus. Elle a choisi pile ce moment pour revenir dans son bureau, m'a regardée interloquée et m'a demandée si j'avais l'habitude de roter de la sorte en public. J'étais mortifiée, j'avais les larmes aux yeux tellement je me sentais humiliée. Je n'ai pas eu le job, mais le prochain entretien (sans catastrophe) fut le bon !"

Guillemette, 18 ans, étudiante

"J'habite toujours chez mes parents, en compagnie de mes trois frères. Beaucoup plus jeunes que moi (dix et sept ans) et très remuants, ils sont un obstacle à ma tranquillité et à mon intimité et les disputes sont très fréquentes à la maison. Il y a un an environ, j'avais oublié de fermer ma porte de chambre à clé. Mon copain étant parti en voyage pour deux mois, j'étais en manque de câlins et je me masturbais régulièrement. Allongée sur mon lit, complètement nue, mes frères sont rentrés tous en même temps dans ma chambre et ont assisté à la scène. Je me suis levée d'un bond, en cachant ce que je pouvais de mon corps et ai commencé à hurler. Ils sont sortis en courant et sont allés trouver ma mère pour lui dire que je faisais des trucs bizarres. J'étais morte de honte et furieuse, je ne suis pas sortie de ma chambre avant le lendemain matin. Ma mère m'a accueillie en rigolant et m'a dit de m'enfermer à clé la prochaine fois..."
 
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