Mon patron se croit tout permis

Article par Clémence ORCEL , le 27/11/2009 à 15h12 , modifié le 27/11/2009 à 15h18 0 commentaire

Travailler sous les ordres d'un tyran, d'un vilain curieux, d'un obsédé sexuel ou d'un macho, c'est loin d'être une partie de plaisir ! Et méfiez-vous, ça n'arrive pas qu'aux autres... La preuve en quelques témoignages.

Dans la catégorie "patron encombrant, à tendance tyrannique et sans scrupules "
"Quand je vous dis que mon boss se croit tout permis, je n'exagère pas ! Sa dernière trouvaille : m'appeler en dehors des heures de bureau, si possible en pleine nuit ou le dimanche matin à l'aube. Hier soir, par exemple, j'ai encore reçu un coup de fil à 1h du matin. Pas la peine de regarder l'écran de mon téléphone, je savais que c'était lui. Son message : "Bonsoir Marianne, désolé si je vous dérange, j'ai oublié de vous rappeler de contacter Monsieur x à la première heure demain matin ! Merci." Certes, il reste courtois, mais il y a des limites ! Ces limites : 8h30-18h30 du lundi au vendredi. Point barre ! "
Marianne, 46 ans
 
"J'ai été embauchée il y a un peu moins d'un an dans une petite boîte de pub. Nos effectifs étant restreints, nous entretenons tous des relations assez "familières". Mais il y en a un qui dépasse les bornes : mon patron. Depuis que je suis arrivée, je suis sa cible préférée. Il me rabaisse en permanence, me traite de blonde, me demande de traduire ses phrases en anglais pendant les réunions pour pouvoir se moquer publiquement de mon accent, m'appelle sa secrétaire alors que je suis chargée de projet. Bref, j'ai le droit tous les jours à mon petit quart d'heure d'humiliation. Mais je ne compte pas fuir le problème, j'aime mon travail, mes collègues, je suis bien payée, j'attends juste que cet idiot (je pèse mes mots, croyez-moi) se lasse. "
Sophie, 24 ans
  
"Je travaille dans le même magasin de prêt-à-porter depuis 4 ans. Je fais partie d'une équipe de six vendeuses et depuis que notre patron a décidé de se mêler de tout, c'est la guerre entre nous. Il nous a bien fait comprendre que nos places étaient en danger et qu'il allait falloir prouver rapidement notre efficacité. Du coup, on se tire toutes dans les pattes, en espérant non seulement sauver notre peau, mais aussi obtenir une promotion promise depuis bien longtemps. Cela fait 18 mois qu'on me promet que, "dans les mois qui viennent", je vais passer chef de rayon. A l'origine de cette promesse, Monsieur mon patron, qui s'engage à droite à gauche, sans jamais tenir parole. On dirait qu'il prend un malin plaisir à nous rendre la vie plus difficile qu'elle ne l'est déjà..."
Nawell, 28 ans
 
 
La curiosité déplacée : le très vilain défaut de votre patron...
"Il y a quelques mois, j'ai réalisé que mon patron piratait ma boîte mail. Cela faisait quelques semaines que j'avais des doutes, que certains messages jamais ouverts étaient marqués "lus", par exemple. Je pensais à mon mari : peut-être avait-il des doutes sur ma fidélité, ou autre... Quelques engueulades plus tard,  j'en ai parlé à deux de mes collègues. A ma grande surprise, elles m'ont dit qu'elles étaient dans la même situation. C'était donc quelqu'un du bureau.

Et cette théorie a été rapidement confirmée, quand quelques jours plus tard, j'ai pris mon patron en flagrant délit. Lorsque je suis entrée dans son bureau, il était au téléphone, dos à moi. J'ai donc déposé rapidement mes papiers sur son bureau, avant de décamper. Dans l'action, j'ai eu le temps de poser les yeux sur son écran d'ordinateur. Une boîte mail, jusque-là, rien de plus normal. Sauf que le nom en haut à gauche n'était pas le sien mais celui d'une autre collègue.

Evidemment, j'ai partagé cette découverte avec mes deux voisines de bureau et nous avons décidé d'agir. Nous avons donc fait savoir au pirate que nous étions au courant de son entourloupe. Il a nié et s'est un peu emporté et affirmant que s'il l'avait fait, il aurait été dans son droit. Mais au final, nous avons retenu la leçon : changer régulièrement de mot de passe et surtout, ne pas consulter son adresse perso au travail, les informations personnelles n'y sont pas en sécurité... "
Anne-Gaëlle, 32 ans
 
 
Ces patrons qui tentent de mélanger travail et plaisir...
"Depuis qu'il avait divorcé, mon supérieur se sentait pousser des ailes. Ca a commencé avec des petites remarques mutines dans le style "Tiens, où est passée votre jupe, Alice ?". Certes, ce jour-là, ma jupe était courte, mais elle était bien là !

Au début, il restait soft, il se contentait de petites blagues par-ci par-là. Mais il a vite pris confiance en lui, et j'ai eu le droit à des regards appuyés, presque cochons, des petits sourires en coin lorsque je le surprenais à admirer mes seins ou mes fesses, à des blagues coquines envoyées par mail, etc.

C'est à ce moment-là que j'aurais du réagir, mais je ne l'ai pas fait. Du coup, il est passé à l'acte. Un beau matin, il m'a rejoint dans la cafétéria et il est venu se coller à moi, sûrement dans l'espoir de m'aguicher. Sauf que ça n'a pas exactement marché : j'ai lâché un petit cri, ainsi que ma tasse, qui est allée s'écraser sur le sol et je suis partie en courant.
L'après-midi, je prenais mon courage à deux mains et je me rendais dans son bureau. Je l'ai prié d'arrêter de se comporter de la sorte, il a admis avoir dépassé les bornes mais a ajouté qu'il pensait que j'étais "partante ". J'ai donc clarifié une bonne fois pour toute la situation. Depuis, à part quelques regards, il n'a rien fait pour me mettre mal à l'aise."
Alice, 30 ans

 
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