Mon enfant a des TOC

Article par Clémence ORCEL , le 09/10/2009 à 18h00 , modifié le 11/10/2009 à 18h48 0 commentaire

Elever son enfant ou son ado, c'est un travail quotidien, qui se transforme en combat de tous les jours contre la maladie lorsque celui-ci souffre de TOC. Zoom sur ces mamans qui se battent pour le bonheur de leurs petits...


Les TOC apparaissent parfois dans l'enfance, même s'ils surviennent plus souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Cependant, on sait que la plupart des adultes qui en souffrent ont présenté leurs premières idées fixes ou leurs premiers rituels dans leur jeunesse. Il est donc indispensable de rester vigilant(e)s !

Vivre avec les TOC de son enfant, les combattre, ce n'est évidemment pas une partie de plaisir. Mais quoi de plus normal qu'une maman qui lutte pour le bien-être de sa progéniture ?

Murielle nous en parle : "C'est très dur de ne pas reconnaître son enfant, de voir qu'il agit de manière impulsive et incontrôlée. Antoine a commencé à avoir des rituels et des obsessions à douze ans. Il s'est mis à compter les carreaux de la salle de bain dès qu'il y mettait les pieds, à collectionner tout et n'importe quoi, à éteindre et allumer la lumière de toutes les pièces huit fois avant de sortir de la maison. Ses notes à l'école ont chuté, il était tout le temps préoccupé. Au début, je le grondais, je prenais ça pour de la comédie."

Comme beaucoup de parents, Murielle a mis plusieurs mois à réaliser que le problème était peut-être sérieux, que son fils agissait de la sorte pour une raison bien précise...

"J'ai fini par l'emmener chez le psychologue qui nous a donné son diagnostic : les TOC. Le ciel s'est écroulé sur ma tête, ce jour-là. Je ne savais pas comment aider mon enfant, je ne savais pas quand il fallait que j'intervienne ou non. Et puis j'ai trouvé de l'aide auprès des professionnels et des associations. J'ai appris à reconnaitre sa souffrance, à l'aider comme je pouvais, sans pour autant me faire manipuler. Grâce aux traitements qu'il prend depuis un peu plus d'un an et aux thérapies, Antoine va mieux. Même si certains TOC sont toujours là, j'ai bon espoir. J'aime mon enfant, je me battrai à ses côtés jusqu'au bout."
 
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