Et si vous faisiez le premier pas...
N'attendez pas qu'elle fasse le premier pas. On vous l'accorde, c'est un peu dur...À cause de la peur de vous montrer vulnérable, vous redoutez le tête-à-tête. Le premier réflexe est de vous rendre au rendez-vous à reculons ou à tâtons, avec pour seule hantise de perdre la face. Que nenni : faites-la plutôt parler...votre face! Pascale de Lomas l'assure : "Regard, timbre de voix, gestes et postures communiquent à notre insu."
Et renseignent donc votre interlocuteur sur votre état d'esprit. "Pour faire bonne impression, il n'est évidemment pas question de simuler, mais plutôt d'avoir une attitude volontairement positive." explique la consultante. Donc...
Si c'est de sa faute...Ne lui sautez pas dessus, essayez d'instaurer un climat de confiance. Un simple sourire devrait mettre tout le monde à l'aise. Surtout Julie, sans doute aussi angoissée que vous...
Si c'est de la vôtre...Optez pour une attitude ouverte. Il ne s'agit pas de se dissimuler derrière un comportement qui ne vous ressemble pas, mais bel et bien de tendre une main qui donne à l'autre l'occasion de la saisir. Et de vous pardonner.
Et si vous restiez à l'écoute...
Que la source du conflit vous soit imputable ou non, l'écoute reste primordiale. Pascale de Lomas va plus loin en la qualifiant " d'active". Alors, ouvrez bien vos oreilles et assimilez les attitudes clés à observer. D'abord, tenez-vous en à ce que l'autre exprime. Synthétisez ses propos pour en dégager l'essentiel. Reformulez ses émotions ou ses griefs pour qu'il ne subsiste aucune zone d'ombre. Essayez de vous mettre à sa place. Respectez ses silences, ses temps de réflexion ou d'hésitation, et ne terminez jamais ses phrases.
Ce moment d'écoute peut être long, douloureux et émouvant. Thomas d'Ansembourg se veut rassurant : "Le désaccord n'est pas du désamour". Soulagée ?
Bon, occupez-vous maintenant de votre réaction :
Si c'est de sa faute...N'insistez pas sur le fait que vous pensez avoir raison! Vous n'êtes pas là pour conforter votre orgueil...
Si c'est de la vôtre...Vos jambes flagellent ? Ne les prenez pas à votre cou! Certes, votre agacement augmente au fur et à mesure de ses reproches. Seulement, vous n'êtes pas non plus là pour vous trouver des excuses mais bien pour les lui présenter...
" Jambes lourdes "