Toute sa vie,
Michael Jackson a cultivé de nombreuses références à Peter Pan, le jeune héros de J.M Barrie qui refusait de grandir. C'est la raison pour laquelle il avait d'ailleurs baptisé sa propriété du nom du pays des Enfants perdus,
Neverland. Mais plus largement, les aspects les plus controversés de la personnalité de
Michael Jackson trouvent peut-être leur origine dans un syndrome que l'on nomme Syndrome de Peter Pan.
Non considéré comme une maladie mentale, le syndrome de Peter Pan est lié à plusieurs hypothèses. Abandon affectif, blocage émotionnel, décalage par rapport à la réalité sont des facteurs qui peuvent survenir après un traumatisme plus ou moins sévère chez l'enfant. Chez l'adulte, il se caractérise le plus souvent par une immaturité affective : les
émotions d'une personne atteinte du syndrome de Peter Pan restent celles d'un enfant, car son cœur est littéralement resté ancré dans l'enfance.
Une personne adulte atteinte du syndrome de Peter Pan présente plusieurs symptômes comme un manque de maturité et d'empathie dans la vie affective qui l'empêcheront de se sentir pleinement épanoui dans une relation d'amour adulte. Cette insatisfaction peut entraîner chez la personne un repli sur soi et un rejet de la réalité, pour une réalité plus rassurante et enjolivée dans laquelle elle aimera se complaire.
Michael Jackson souffrait-il du syndrome de Peter Pan ? L'hypothèse a souvent été émise. Propulsé très jeune dans un monde violent, d'abord sous les coups de son père, puis face à la médiatisation alors qu'il n'avait que cinq ans,
Michael Jackson a probablement grandi avec les restes de ce traumatisme. A l'âge adulte, et avant les dérapages que l'on connaît, il a fait de la cause des enfants l'un de ses fers de lance. Probablement parce qu'il ne voulait pas grandir et garder un peu d'innocence.