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Tout savoir sur le complexe d'infériorité

Article par Amélie ERMENAULT avec agence , le 06/07/2009 à 10h54 , modifié le 06/07/2009 à 11h00 0 commentaire

Le sentiment d'infériorité trouve ses racines dans l'enfance quand le bébé vit dans un état de dépendance vis-à-vis de l'adulte. Ce sentiment peut devenir une pathologie quand le sujet devenu grand n'arrive toujours pas à le dépasser. Explications.

Selon Alfred Adler, psychothérapeute autrichien, fondateur  de la Psychologie individuelle le sentiment d'infériorité trouve son origine dans l'enfance quand l'enfant réalise et prend conscience de sa faiblesse naturelle. Les parents attendent naturellement de leur enfant certains objectifs, et celui-ci peut se sentir accablé par leurs attentes qui lui paraissent alors irréalisables. Si celui-ci s'estime incapable d'atteindre ces buts, il va se replier sur lui-même  et développer un profond manque de confiance.

Comment se traduit ce sentiment ?
Selon la définition de Sutter, que l'on trouve dans le manuel de psychiatrie, c'est  "une impression pénible d'être inférieur à la normale ou à un idéal désiré soit dans un secteur déterminé soit dans tous les domaines". Ce sentiment peut être proche du masochisme quand le sujet savoure ses propres déficiences dans sa victimisation.

Les parents doivent se montrer vigilants vis-à-vis de leur enfant,  et ne pas placer la barre très haute par rapport à ce qu'ils attendent de lui. Ils doivent  augmenter progressivement les objectifs à atteindre pour que l'enfant  puisse acquérir une confiance en lui, suivant ses capacités.

A l'inverse, des parents négligents peuvent dévaloriser systématiquement leur enfant. Cette attitude peut provoquer un handicap chez lui qui va se sentir étouffé  et  progressivement, va perdre confiance en lui.

A l'âge adulte, pour compenser un sentiment  d'infériorité, certains multiplient les railleries, la victimisation,  voire l'arrogance vis-à-vis des autres.

Se sentir inférieur c'est avoir un jugement  négatif sur soi, il se traduit dans le quotidien par  une comparaison excessive aux autres, un manque d'assurance et une survalorisation des autres. Chaque initiative ou entreprise de votre part est vouée à l'échec.

L'attitude qui se dégage de vous est un sentiment de honte général et l'impression que tout  le monde vous juge mal et vous trouve nul. Ce complexe peut vous gâcher la vie car la peur de l'échec vous empêchera de prendre des  risques que ce soit dans votre  vie professionnelle ou privée. 

En société, ce complexe se traduit par une peur de prendre la parole en public, de bafouiller, de rougir ou alors une attitude de suivisme par  rapport aux idées des autres à cause de votre difficulté  à affirmer et imposer votre point de vue... Cette peur d'affronter les autres aura comme conséquence une attitude de repli...

Ce complexe peut provoquer des crises d'anxiété, parfois même de tachycardie avec des difficultés à respirer. Cet état vous conduit à fuir toute situation qui peut générer un stress : rendez-vous amoureux, réunion professionnelle...

Pour  vaincre ce complexe, il est nécessaire d'entamer un travail sur soi, seul ou accompagné. Il  est important de réaliser que l'erreur et l'échec sont inhérents à la nature humaine. Et se dénigrer n'améliorera  pas la perception que vous aurez de vous-même.
Pour en venir à bout, il faut dans un premier temps prendre conscience de vos complexes, les identifier et avoir l'envie de les surmonter.

Notre conseil :
Vous pouvez certes consulter un thérapeute pour vous aider à vaincre vos complexes, mais aussi il existe d'autres astuces pour retrouver confiance en soi. Par exemple, si vous avez peur de prendre la parole  en public, vous pouvez vous exercer devant vos amis. Notez chacune de vos angoisses sur un carnet puis essayez de les surmonter progressivement.

 
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