Boris Cyrulnik a 6 ans quand ses parents, des juifs d'origine russo-polonaise sont déportés. Il est recueilli par une jeune institutrice qui l'élèvera. Deux ans plus tard, en 1944, il échappe de peu à une rafle... Touche-à-tout, il étudiera la médecine tout en s'intéressant aux autres disciplines : neurologie,
psychologie, psychanalyse, la biologie et se passionne aussi pour l'éthologie à travers Henri Fabre... Définie comme la "science des mœurs", elle étudie le comportement animal en milieu naturel et en captivité...
Il part du postulat simple que l'on peut déchiffrer la nature humaine en analysant celle de l'animal...
Il développe alors le principe de "résilience", qui désigne à l'origine la capacité des matériaux à retrouver leur forme originelle après un choc violent. Il va appliquer cette théorie à l'humain.
Pour développer ce concept, il s'appuie sur l'étude et l'observation de survivants de camps de concentration, de groupes d'orphelins...
8 processus conduisent au mécanisme de résilience : la défense-protection, l'équilibre face aux tensions, l'engagement-défi, la relance, l'évaluation, la signification-valuation, la positivité de soi et enfin la création.
Pour Boris Cyrulnik, "t
out traumatisme est supportable dans la mesure où le sujet peut l'élaborer dans un récit" ; l'être humain aurait la faculté et les ressources naturelles de s'auto guérir des divers traumatismes rencontrés au cours de sa vie.
Notre conseil Le principe de résilience est une théorie qui a pour origine une pensée très positive avec l'idée de base que "
ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". Beaucoup d'exemples prouvent que malgré la dureté des épreuves vécues, l'être humain parvient à se relever grâce à sa volonté ...