La musicothérapie est surtout connue des jeunes mamans qui accouchent en musique dans la salle de travail. Il s'agit d'une technique préalablement préparée au cours de laquelle l'enfant et la maman ont déjà pu entrer en communication. Elle stimule l'ouïe de bébé et calme le stress et les douleurs de la maman. Ceci n'est cependant qu'une des applications de la musicothérapie, dont tout le monde peut profiter... et pas besoin d'être Mozart pour cela !
L'origine de la musicothérapie remonte... à celle de la musique même. Cependant, c'est au XX
e siècle, au Canada et aux États-Unis, que les premières expériences ont été établies sur une base scientifique. En France, la musicothérapie est arrivée dans les années de guerre, entre 1940 et 1950 pour soigner les soldats et les soulager de leurs traumatismes, physiques comme psychiques. Dans les années 1970, des études françaises ont révélé que certaines musiques avaient le pouvoir d'influer sur les systèmes cardiovasculaire, respiratoire, musculaire et végétatif.
Le principe de la musicothérapie est basé, non sur un pouvoir magique de la musique, mais sur l'amélioration du contact entre le patient et son environnement. Stress et tension s'apaisent et le patient voit sa qualité de vie s'améliorer.
La musicothérapie active est une technique qui met à contribution le patient pour qu'il crée sa musique. Il répète des phonèmes, utilise sa voix à travers un système d'amplification, travaille avec des percussions ou d'autres instruments. L'objectif recherché est, à travers cette communication non verbale, d'ouvrir des canaux de communication et de provoquer par ces stimuli sonores un état émotionnel qui débouche sur un travail sur soi.
La musicothérapie réceptive est, comme son nom l'indique, une technique d'écoute musicale qui se fait souvent par le biais de morceaux enregistrés. Le thérapeute crée, en fonction de son patient, un programme sonore dont la base est constituée de trois étapes : l'apaisement, la détente et la
relaxation.
Notre conseil
Si la musicothérapie a sa place dans de nombreux centres hospitaliers comme thérapie complémentaire, les musicothérapeutes ne bénéficient pas d'un diplôme reconnu par l'État. En revanche, la Cité de la Musique propose une liste de centres où il est possible de se former à cette discipline.