Si en plein été nous nous sentons tout guillerets, l'inverse est vrai aussi lorsque l'automne pointe le bout de son nez. La faute à qui ? A la lumière pardi. Il est désormais prouvé que nous sommes tous plus ou moins sensibles à la lumière du jour dont les effets sont avérés sur la qualité de notre
sommeil et sur notre humeur aussi.
Si l'on considère que notre rythme biologique et notre
sommeil sont régulés par des hormones (mélatonine, sérotonine et cortisol entre autres) dont la sécrétion dépend de notre exposition à la lumière du jour, on ne s'étonne pas de constater souvent une petite baisse de régime à l'approche de l'automne. Les fonctions essentielles de notre cerveau sont en effet directement influencées par la lumière du soleil que l'on mesure en lux. En été, elle est évaluée à 100 000 lux environ et passe à 2 000 lux (ou moins) en plein saison hivernale. Résultat, la sécrétion des hormones concernées est en chute libre et voilà notre horloge biologique toute décalée.
Les effets de ce manque de lumière sont alors multiples. L'une des manifestations les plus courantes dans les pays de l'hémisphère nord est aujourd'hui appelée "
dépression saisonnière" ou "trouble affectif saisonnier". Elle se caractérise par différents symptômes tels que l'hyperphagie (comportement compulsif et excessif d'absorption de nourriture) qui peut entraîner une prise de poids rapide et importante ; l'hypersomnie (état de
fatigue et de somnolence excessif) ; l'augmentation de la température du corps ; une baisse de la libido ; un manque de dynamisme général ; etc.
Si le manque de lumière peut provoquer de tels effets, on a identifié des techniques pour tenter d'y pallier. La méthode principalement choisie pour combattre ces effets reste la luminothérapie dont les vertus ont été largement prouvées.