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Tout savoir sur la vengeance

Article par Amélie ERMENAULT avec agence , le 31/10/2009 à 15h45 0 commentaire

Préjudice, humiliation, abandon, blessure... les occasions de vengeance pourraient être multiples. Sont-elles de saines réactions de défense ou une énergie négative qui peut se retourner contre nous ? Tout, tout, tout sur la vengeance !

Le rêve de vengeance est humain. Peur du retour de vengeance, désamorçage de la colère et oubli avec le temps, perte de l'intérêt de passer de l'énergie sur un acte négatif à froid,... souvent le désir de vengeance s'émousse et un faible pourcentage de vengeances sont réalisées en comparaison de celles qui sont rêvées ! Mais certaines d'entre nous passent à l'acte...

Dans des circonstances habituelles, l'esprit humain est fait de telle sorte que nous mettons tout en œuvre pour ne pas nous venger. Sur l'instant, on étriperait, on taperait, on échafauderait des plans d'humiliation spectaculaire. Mais le propre de la colère est de s'estomper. Sauf exception : elle peut être ravivée et la vengeance guette notre humiliateur. Question de justice, question d'effacement d'affront ; les gentilshommes n'en faisaient-ils pas une question d'honneur, il y a quelques siècles ?

Mais entretenir une idée de vengeance ou réaliser une vengeance, c'est entretenir une relation avec la personne qui nous a blessés. Pourquoi ne peut-on pas tout simplement couper les ponts et noyer dans le mépris le plus détaché l'affreux goujat ? Espère-t-on activer une réaction chez l'autre ? La blessure narcissique voudrait réparation et que l'autre sente l'acidité d'une blessure terrible. Mais pour guérir, la vengeance n'est pas la meilleure solution. Car elle entretient des sentiments qui nous empoisonnent nous-mêmes. Au sens propre ! Troubles du sommeil, anxiété, dépression, maux de tête... la rancœur est un sentiment négatif qui peut se traduire dans notre corps.

Le sentiment d'injustice qui motive une vengeance doit sortir d'une façon ou d'une autre. Le tout est de la canaliser et de trouver une façon de s'exprimer la plus saine possible pour soi-même : demander un rendez-vous avec la personne et lui dire votre colère ? Lui écrire ? L'expliquer à une autre personne ? Trouver l'écho en vous-même d'une situation précédente qui vous a peut-être blessée et la traiter ? En analysant les causes de votre colère, peut-être serez-vous surprise de la réponse.

Le pardon est ce qui est prôné par les parents : "donne un bisou", "ce n'est pas grave", "arrête de pleurer, le petit garçon ne l'a pas fait exprès". Dans notre tendre jeunesse, si le rôle de nos parents était de nous montrer la voie du pardon, nous n'avions pas forcément les moyens d'exprimer notre colère. Heureusement, maintenant vous êtes adulte, et vous le pouvez. En exprimant à la personne qui nous a heurtés le pourquoi, le comment mais aussi en lui accordant un pardon sincère, voici le point de départ avant d'être capable de tourner la page. Dans un processus de communication saine, on met l'autre face aux conséquences de son acte - à savoir notre blessure -, on lui donne une chance de prendre en compte et de s'excuser - ce qui fait toujours du bien et peut aider à nous réparer -, et on perd la position de victime en devenant actif dans le pardon - de façon positive, sans vengeance !
 
 
Notre conseil
La vengeance peut aveugler une personne au point de se mettre en infraction. Amendes et peines de prison ont déjà sanctionné de nombreux vengeurs qui ont fini par se faire prendre. La colère est réellement un poison qui empêche de voir clair. En cas de blessure profonde, sortez votre rancœur chez un psy. Travailler sur soi est bien plus bénéfique.

 
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