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Témoignage : "je suis accro au sport"

Article par Amélie ERMENAULT avec agence , le 06/11/2009 à 20h00 0 commentaire

Comment devient-on accro au sport ? L'activité physique peut elle se transformer en addiction ? Quand le sport est pratiqué à fortes doses, certains ne peuvent plus s'en passer. Témoignages.

Après une demi-heure d'activité physique intensive, l'effort cardiovasculaire provoque une sensation de bien-être grâce aux endorphines libérées... Une pratique intensive provoque une dépendance, qu'on ne peut évidemment pas comparer à des drogues dures mais plutôt des sensations fortes  suscitées par le vélo, la course à pied, la natation, le cours de gym...

On parle d'addiction au sport quand l'entraînement quotidien dépasse les 90 minutes par jour.
"Progressivement je suis passée de mes trois heures hebdomadaires à trois heures quotidiennes... Le sport est devenu un exutoire, une parenthèse indispensable dans ma journée et quand je n'ai pas ma "dose", je deviens facilement irascible et nerveuse" explique Marie, vendeuse...

Comme toute addiction, elle commence par des excès. Pour les sportifs de haut niveau, le sport joue le même rôle qu'un stupéfiant et devient une activité compulsive : un soulagement après une souffrance morale et physique, un besoin de combler un vide.

À forte dose, le culte du corps parfait participe à entretenir cette addiction. Certains sports'addicts craignent de voir leur corps se flétrir et ont la hantise de la cellulite...

Quels sont les signes qui ne trompent  pas pour reconnaître un(e) drogué(e) au sport ?
 "Rien ne peut m'empêcher de faire mon sport, pas même une tendinite au genou... Je ne peux pas et je n'envisage pas de m'arrêter..."

Les conséquences sur votre santé
Une activité intense peut avoir de multiples conséquences sur votre santé : le surentraînement peut aussi provoquer des insomnies, fractures avec une fragilisation des articulations et des os, chute de la libido, absence de règles, baisse de la production d'hormones...

"Un jour, à mon travail, je suis entré dans une colère noire alors que la situation était loin de s'y prêter...  J'ai réalisé que le fait de ne pas avoir pratiqué mon heure de running m'avait placé dans une situation de manque et, du coup, le seul moyen de me détendre était d'enfiler mes baskets  et de partir courir..."

Pour autant, il faut relativiser, le sport n'est pas une addiction dite négative, comme le serait une accoutumance à l'alcool ou d'autres substances plus néfastes pour l'organisme. Grâce au dépassement de ses limites, le sport contribue à renforcer l'estime de soi...

Pour un drogué au sport, son quotidien est organisé en fonction de son entraînement : la préparation devient un vrai rituel et il contribue pleinement à l'épanouissement personnel.

Quels sont les symptômes du surentraînement et quand doit-on s'inquiéter?
Si vous ressentez des modifications hormonales : sudation, perte de la libido, fatigue excessive et baisse des performances physiques, malgré un entraînement continu... Si vous récupérez plus difficilement après l'effort et que vos sautes d'humeur se multiplient, c'est que vous devez lever le pied et vous forcer au repos. Généralement, le surentraînement s'accompagne de  problèmes de santé récurrents : rhumes, angines à répétition...

En cas de gros coup de fatigue : un repos  de quelques jours est indispensable pour permettre à l'organisme de récupérer. Si la fatigue persiste, vous devez réduire  de moitié votre activité pendant au moins trois semaines  et vous arrêter pendant trois jours.  
 
Notre  conseil 
En cas de surdose, il faut progressivement se fixer un programme de désentraînement et espacer de deux jours chaque séance de sport au  moins, sinon, une blessure peut vous forcer à une immobilisation non choisie...

 
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