D'abord, je démarre en douceur
Si la gêne devient pesante, n'ayez pas peur d'en parler à votre voisin. La voie du dialogue est souvent la meilleure. N'hésitez pas à lui faire constater la gêne et si besoin, faites appel à un tiers (concierge, syndic). Si le problème n'est pas réglé de vive voix, tentez l'envoi d'une lettre décrivant le problème et les éventuelles mesures à envisager. Si votre voisin fait la sourde oreille, vous pouvez écrire une seconde lettre plus fermement, en citant les textes de lois et la réglementation qui doit s'appliquer.
L'étape supérieure : la médiation
Vous avez tout essayé : les petits mots déposés sur la porte d'entrée, les coups de téléphone au syndic, les boules quiès... En vain. Vous pouvez alors tenter la médiation, c'est-à-dire l'intervention d'un tiers (syndic de copropriété, association). Vous serez ensuite confronté à votre voisin et tenterez ensemble de trouver une solution. Autre solution : faire appel à un conciliateur de justice. Renseignez-vous auprès de votre mairie qui vous indiquera les horaires des permanences. Vous pouvez aussi saisir le maire qui, garant de la tranquilité des habitants de sa commune, pourra envoyer un expert sur place pour constater les troubles, à condition que ceux-ci soient bien visibles.
Les démarches judiciaires
A n'engager qu'en dernier recours, si les problèmes persistent. Deux procédures sont possibles : la procédure pénale ou civile. Dans le cas de la première, le tribunal de police peut infliger une amende à la personne auteur des troubles. La procédure civile permet au tribunal d'instance et de grande instance d'ordonner la cessation du trouble, voire le versement de dommages et intérêts. Attention car cette procédure n'est pas gratuite. Elle nécessite un avocat et vous engage à payer des frais de justice.
Je fais l'objet d'une plainte
Votre voisin se plaint de vous en permanence ? Tentez le dialogue, la petite phrase sympathique échangée entre deux étages, employez le ton de l'humour en parlant d'une situation que vous pourriez avoir en commun. En bref, communiquez ! Si la situation ne s'arrange pas et que, malgré vos efforts, votre voisin se plaint encore de nuisances sonores, il reste la solution du double plafond ou du double vitrage. Attention car ces travaux ne sont pas accessibles à tous. Néanmoins, il existe des aides financières accordées aux occupants ou bailleurs pour améliorer les logements de plus de 15 ans. Si les plaintes persistent et qu'il s'agit de harcèlement moral, les choses se corsent. Il faudra apporter des preuves du harcèlement (témoignages, bandes vidéos ou sonores, constat d'huissier...) et entreprendre des démarches judiciaires, souvent longues et coûteuses.
" Jambes lourdes "