La fugue chez les ados : dans la tête d'un fugueur

Article par Morgane SOLIGNAC , le 05/10/2009 à 15h31 , modifié le 06/10/2009 à 11h45 0 commentaire

Marjorie à 25 ans aujourd'hui. Cette jeune femme blonde, originaire de Normandie, travaille dans l'agro-alimentaire depuis trois ans. En couple, elle est propriétaire d'un coquet appartement en banlieue parisienne. Mais tout n'a pas toujours été aussi facile...

Attablée à la terrasse d'un café, Marjorie replonge dans le passé, non sans difficulté. Adolescente révoltée, rongée par un sentiment d'incompréhension, la fugue s'est imposée à elle. Ses grands yeux bleus restent perdus dans le vague lorsqu'elle évoque sa relation conflictuelle avec sa mère.

Une situation qui l'a poussée jusqu'au pas de la porte. "Je me sentais incomprise, le dialogue était devenu impossible", confie-t-elle, et "à 16 ans je préférais partir que de rester sous ce toit où la vie était devenue infernale".
Un quotidien partagé entre les cris, les pleurs et le repli sur soi-même. "Tout était sujet à problème... le ménage, mes sorties, mes copains, on s'engueulait pour tout et pour rien et je n'arrivais pas à me confier...".

Marjorie s'est alors réfugiée tour à tour chez des amis puis chez son père : "Je me suis sentie soulagée et puis je n'avais pas vraiment le choix, je n'avais nulle part ou aller". Pour autant, Marjorie était révoltée, face à une mère qui ne la comprenait plus.

"J'ai fini par rentrer au bout de quelques jours, j'avais peur qu'elle m'en veuille, peur qu'elle me punisse. Mais on a fini par s'expliquer, ça a pris du temps mais nous avons toutes les deux fait des efforts et je me suis sentie soulagée", conclut-elle en souriant.

 
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