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Les tendances des prénoms pour 2008

Article par Cyril COURNOYER , le 19/11/2007 à 15h41 , modifié le 05/02/2008 à 19h57 0 commentaire

Comme chaque année depuis 21 ans, l'ouvrage La cote des prénoms, de Joséphine Besnard, nous livre quelles sont les tendances des prénoms 2008 pour les nouveaux prénoms.

Existe-t-il véritablement une mode des prénoms ?
Oui, mais quand mon père a lancé ce livre en 1986, les gens étaient très sceptiques. Pourtant, 20 ans plus tard, il est clair que de vraies tendances se dessinent. La mode des prénoms, c'est le contraire de la mode vestimentaire. On n'a ni envie de suivre, ni envie d'être suivi. On souhaite, à travers le nom que l'on va choisir pour son enfant, le singulariser. Mais attention à l'exagération ! Car certains vont orthographier différemment un prénom beaucoup donné, uniquement pour le différencier. Il existe par exemple 26 orthographes différentes de Tiphaine, et 28 pour Ryan ! Une fois adultes, beaucoup renoncent d'ailleurs à leur particularité orthographique.
 
Comment un prénom gagne-t-il en popularité ?La cote des prenoms 2008
Nous avons du mal à expliquer clairement comment un prénom émerge plus qu'un autre, mais il y a des courants, comme la mode américano-celtique qui a, par exemple, propulsé les Kévin sur la première marche du podium il y a une vingtaine d'années.
Puis il y a des prénoms qui ont engendré des petites sœurs, comme Lou dont est née Louane et Lilou, ou bien Léa qui a donné Léanne. C'est fascinant de constater à quel point les gens n'ont pas conscience de la simultanéité de leur choix. Chacun souhaite un prénom singulier, mais le voisin fait souvent le même calcul en même temps ! Quand on fait un sondage sur les prénoms que l'on porte, beaucoup de personnes disent : « Mes parents ne se sont pas foulés ! ». Cette accusation est injuste, car beaucoup de futurs mamans et papas pensaient être originaux en choisissant tel ou tel nom. Mais les prénoms sont souvent imprégnés collectivement, et de façon tout à fait inconsciente. Quand par exemple on va bien aimer le prénom d'un héros d'une série télé, on va vouloir en choisir un aux consonances identiques... comme beaucoup d'autres parents au même moment !
 
Quelles sont ces consonances pour 2008 ?

Pour les garçons, on reste dans les prénoms aux sonorités latines, en " O ". Mathéo reste premier, il double Mattéo aux deux « t », et est suivi d'Enzo, Hugo, Théo...
Mais une tendance très forte se dessine pour la deuxième année consécutive avec les terminaisons en " AN " comme Ryan, Kilian, Evan... C'est, pour les garçons, un phénomène nouveau. Car il y a 20 ans, cette consonance aurait été jugée beaucoup trop féminine. Cette mode en « AN » s'inscrit dans la durée, puisqu'en 2008 il y aura aussi de nombreux Ilan ou Nolan.
Les prénoms en " IS " tels Mathis, Yanis ne sont pas en reste non plus.



 
Et chez les filles ?
Léa a vécu une longévité de règne extraordinaire, on n'avait pas connu cela depuis le boum des Nathalie, qui a d'ailleurs détrôné les Monique pour le prénom le plus porté en France. Plus un prénom est porté, plus sa décrue est rapide ! Léa a laissé sa place aux Emma et Clara, premières du palmarès. La terminaison en « A » plait toujours autant, avec beaucoup de Léna, Lola, Sarah. Tout comme chez les garçons, les prénoms en " ANE " sont aussi très bien placés, avec Louanne, Romane ou Jeanne. Puis les Maelys, Jade, Chloé ou Inès occupent aussi la tête du palmarès.
 
Les prénoms connaissent-ils des cycles ?
Oui, on remarque que les vieux prénoms reviennent quand il y a à peu près quatre générations d'écart. Ainsi, Arthur, Jeanne, Victor sont de retour, et les Marcel, Maurice, Gustave ou Ernest sont attendus vers 2010. Un prénom ne peut pas revenir tant que ceux qui le portaient fréquemment il y a trois ou quatre générations sont encore de ce monde.
 
Quand nous parlons du Top 10 des prénoms, ces derniers sont-ils vraiment donnés à beaucoup d'enfants ?
Oui, car les dix premiers prénoms pour chaque sexe représentent un tiers à un quart des naissances en France, ce qui est phénoménal !
 
Les milieux sociaux influencent-ils nos choix ?
Oui. Les milieux cadres sont moins sensibles à l'américanisation des prénoms. Avant, ils innovaient plutôt. Mais maintenant qu'ils ne veulent surtout pas choisir un prénom qui sera trop porté, ils se replient sur des valeurs archi classiques tels que Charlotte ou Paul.
 
Et y a-t-il des prénoms à bannir ?
À part Adolphe qui a complètement disparu, pas vraiment. Ce qui pose problème, ce n'est jamais le prénom en lui-même, mais l'époque à laquelle il est donné. Les prénoms féminins en « ETTE » par exemple ne sont pas près de revenir, à part Juliette qui est une survivante. En effet, plus un prénom a été porté plus son purgatoire sera long !
 
La cote des prénoms
, de Joséphine Besnard, aux éditions Michel Lafon, 20 euros.
 
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