L'hypersensibilité de SandraJ'étais
enceinte de 7 mois environ. Un soir, je regardais un film magnifique des années 50 "Joddy et le faon" avec Gregory Peck. Un petit garçon est ami avec un faon, mais comme l'animal mange toutes les récoltes de la famille, le père explique à son petit garçon qu'il va falloir le tuer. L'enfant se met à pleurer, et soudain, je sens monter en moi un désespoir terrible, un vrai gouffre. Ma boîte de kleenex devient indispensable et s'étiole de minute en minute....
Le pire moment arrive, le père prend son fusil, gros plan sur les yeux du faon, les plus beaux yeux du monde, une petite larme perle sur un des coins de l'œil... Et là je me mets à pleurer comme si j'avais perdu père et mère, plus rien ne compte plus autour de moi que la vie de ce faon...
Soudain, le téléphone sonne, c'est mon mari :"Mais que se passe-t-il ? Ca va pas ? C'est le bébé ? Mais dis-moi ?!!!" Et moi dans un déchirement je crie : "Il va tuer le faon !!! C'est horrible !!! Fais quelque chose !!!"
Le père a bien tué le faon, atroce... J'ai mis deux heures à m'en remettre, quand mon mari est entré je pleurais encore.
La susceptibilité d'Olivia
Enceinte du premier, je pleurais très souvent pour un rien. Cette fois-ci (j'attends un deuxième bébé), je ne pleure plus, mais je suis encore plus susceptible que d'habitude, notamment sur les aspects qui concernent mon corps.
Le truc qui m'énerve en ce moment, ce sont les réflexions de copines du style :
- « Aloooors, c'est pour bientôt ? »
- « ben non, dans deux mois ».
- « Ah bon. J'aurais pas dit... » Sous-entendu : ma pauvre qu'est-ce que t'es grosse...
Les agacements de JuliePour mes deux
grossesses, pendant le premier trimestre, je me suis sentie très irritable, alors que je suis d'un naturel plutôt calme et doux. Mes collègues de bureau m'agaçaient, la moindre de leur réflexion me saoulait au plus haut point, et le soir à la maison, je me surprenais à être désagréable avec mon mari sans aucune raison. J'ignore pourquoi, mais tout le monde m'énervait. Une vraie teigne. Heureusement, ma misanthropie s'est estompée à partir du deuxième trimestre. Je n'ai jamais bien compris pourquoi j'avais été la proie de cette humeur massacrante.
L'avis du psyLes sautes d'humeur des
femmes enceintes sont dues à deux facteurs : l'un physiologique, consécutif au bouleversement hormonal, et l'autre psychologique.
Pendant leur
grossesse, les
femmes traversent plusieurs phases. Elles peuvent passer d'un sentiment d'irritabilité à une grande joie.
Elles ressentent parfois des inquiétudes conscientes, liées à leur
grossesse : « vais-je savoir m'occuper de mon bébé ? », « l'accouchement va-t-il bien se passer ? »...
Un autre stress, inconscient celui-là, peut expliquer certaines angoisses et humeurs. Etroitement lié à l'histoire personnelle, notamment s'il y a eu précédemment des problèmes liés à une
grossesse, ce stress peut engendrer des manifestations d'humeurs.
Pour une
femme, l'attente d'un premier enfant est l'un des cycles de vie les plus importants.
Pour aider les
femmes à gérer au mieux cette période, je leur conseille de s'occuper d'elles, de se chouchouter, de faire de la relaxation, de prendre du temps pour elles.
Toutes les méthodes douces de relaxation apportent un grand bienfait.