Alors que le couple est en souffrance, on constate une grande insuffisance dans sa prise en charge psychologique.
Un rapport d'information du Sénat a fait état de ce manque : " (...) l'intervention d'un interlocuteur extérieur au milieu médical apparaît largement souhaitable, qu'il s'agisse, comme le suggérait le professeur René Frydman, d'une conseillère en infertilité, ou d'un psychologue. "
Malheureusement, les équipes d'AMP manquent de psychologues, et les couples doivent eux-mêmes trouver une aide. Or dans ce domaine, mieux vaut se faire recommander quelqu'un.
" Dans bien des cas, participer à des forums sur Internet est plus utile que d'éplucher les pages jaunes. Peu de psychologues connaissent suffisamment ce domaine. Il peut être utile d'en parler à d'autres couples dans la même situation ", conseille Geneviève Delaisi.
Les partenaires ont besoin de formuler leur détresse autrement que dans un langage médical. " Mon médecin m'a dit que j'avais les ovaires d'une femme de 45 ans, s'est un jour plainte une patiente de 30 ans, raconte la psychanalyste. Le langage des médecins déstabilise souvent les couples. Il faut traduire ce langage de tuyauterie en mots humains. "